La grêle, le pire fléau du maraîcher

On est samedi soir, il y a du monde aux Grivauds. Ellen et sa petite famille, nos wwoofeurs venus d’Allemagne, ont comploté avec Sandrine pour organiser un petit concert improvisé autour du piano. La soirée se termine tranquillement dans la mélancolie calme d’un morceau de Tiersen joué par Mathilde. Tout à coup, on entend toquer à notre fenêtre. Un rapide coup d’œil à travers la vitre et toute notre insouciance s’est envolée d’un seul coup : de beaux cailloux blancs viennent s’abattre bruyamment sur le perron. Un vent violent vient brasser l’air encore très chaud de cette fin de soirée, rendant le paysage complètement chaotique. Je cherche des yeux Fabrice : je le retrouve dans le garage, en train de gérer un début d’inondation. Il faut dire que dehors, ça ne fait pas semblant : en une demi-heure, on prend quasiment 40mm d’eau.

Des blettes complètement broyées : même Erza est scandalisée !

Le lendemain main, on mesure l’ampleur des dégâts dans le champ. La grêle a méticuleusement cassé, broyé, écrasé les feuilles, les tiges et les fruits. Aucune plante ne peut se targuer d’avoir entièrement résisté à la violence du phénomène mais il y a des cultures qui s’en remettront mieux que d’autres. On tire une croix sur nos salades (il y en environ 1200 dans notre champ en ce moment) et sur nos blettes. Nos courges s’en remettront très difficilement, c’est certain. Pour le reste, tout dépendra de la capacité des plantes à se redresser et à remettre de nouvelles feuilles. Parmi les dégâts, il faudra aussi tenir compte de l’impact que cette catastrophe aura sur notre moral et notre fatigue. Pour résumer : nous n’avions pas besoin de ça.

Le hasard fait bien les choses : Laurence est là pour les premières tomates !

La grêle jette un froid sur une semaine qui avait pourtant plutôt bien commencé ! On paille (salades et poireaux), on plante, on désherbe et on récolte joyeusement. Ellen et Marie (sa fille) m’accompagnent mercredi à l’Amap et nos clients s’attardent pour échanger quelques mots en français avec elles. Marie prononce désormais le nom de plusieurs légumes à la perfection. Vendredi, on mange nos premières tomates (enfin !!!). Pour l’occasion, Laurence, notre stagiaire de cette année, est là aussi. Elle vient fêter d’obtention de son BPREA (encore toutes nos félicitations, Laurence !). Martin, le mari d’Ellen nous a rejoints dès lundi et ses dons de cuisinier font des merveilles avec nos légumes. Pour ne rien gâcher, il nous fait profiter de ses talents de pianiste.

On se concentre maintenant sur la suite des choses : voir avec les amapiens comment gérer la crise et terminer les implantations des légumes d’hiver (choux et poireaux notamment). Il faudra plus qu’une grêle pour nous abattre, soyez-en sûrs !

À la semaine prochaine !

5 réponses sur “La grêle, le pire fléau du maraîcher”

  1. Idem chez nous… De petites courgettes se sont cassées en deux sous l’impact du grêlon… N’hésitez pas à à dire si vous
    avez besoin d’aide.

  2. C’est vrai que voir les photos avant/après filent le bourdon ( pour rester dans la touche biodiversité 😉).
    Mais je veux croire en la forte capacité de résilience de la nature. ❤❤❤
    Certains légumes s’en remettront peut-être….

  3. J’ai pensé à vous samedi lorsque les orages ont été annoncés dans votre région, malheureusement vous n’êtes pas passé à coté. Heureusement les bâches des serres n’ont pas été impactées.
    Bon courage, la nature est forte, elle se relève malgré ce que certains lui font subir. Bisous

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