Ces paysans, jamais contents de la météo

Fabrice en plein comptage des pigeons en migration

Bon, d’accord, on avait demandé de la pluie. Mais là, on ne peut pas s’empêcher de râler un peu… D’abord, elle arrive un peu tard dans la saison ; on l’aurait préférée en août ! Ensuite, elle est froide. Imaginez-vous le dos courbé à récolter du mesclun ou des carottes dans le champ, avec la pluie qui vient vous tambouriner dans le dos… Et enfin, on aurait préféré que les vagues de pluie soit entrecoupées d’épisodes ensoleillés, histoire que les serres continuent à chauffer, que les feuillages sèchent et que les plantations d’hiver restent saines… Mais non, après un été interminablement sec et lumineux, voici l’automne humide et sombre, sans demi-teinte ! Avouez qu’on est en droit de râler un peu, hein ? Cela dit, nos sols (et nos arbres) avaient définitivement besoin de ces bonnes pluies. Et puis, ça permet à nos engrais verts de germer plus facilement. Sans parler de la croissance de nos céleris raves et de nos carottes… De façon plus anecdotique, on note une abondante fructification des champignons, avec la palme pour quelques Vesses-de-loup géantes qui se sont installées derrière la serre à plants (voir galerie ci-dessous). Mais, le plus râlant dans tout ça, c’est que Fabrice a même de la peine à compter les pigeons en migration cette année, faute de visibilité. Foutu temps, on vous dit !

Désinstallation des tomates cerises avec Clément et Lili

Dès qu’on le peut, on va travailler en serre, où tout est devenu plus ou moins urgent : nettoyer les planches pour l’hiver, désinstaller les tomates, planter les scaroles, les épinards, le mesclun, les oignons, etc. Lundi et mardi, on est épaulés par deux nouveaux stagiaires : Clément et Lili, débutant tous les deux un BPREA de Maraîchage Bio au CFPPA de Neuvy. Lili est déjà en cours d’installation, Clément peaufine encore les contours de son projet. À noter, Clément a été saisonnier aux Sabots d’Argile (les gros producteurs de légumes en biodynamie près de Moulins). A priori, le changement d’échelle ne semble pas trop le bouleverser et on apprécie leur enthousiasme à tous les deux.

De ci de là, on trouve une belle betterave… Mais dans l’ensemble, tout est resté de la taille de petites billes…

À l’extérieur, en dehors des récoltes pour les Amap et le marché (dont une magnifique récolte de brocolis !), on a aussi fait rentrer nos betteraves pour l’hiver… Bilan : au final, on est quitte pour une soixantaine de kilos au total, sur une plantation de 100m2… Parmi les raisons de cet échec, il y a la grêle, la sécheresse et … le liseron. Après les courges, c’est un nouveau coup dur pour cet hiver. Pour l’instant, on profite de la belle abondance de cet automne et on garde le cap pour que nos serres soient les plus productives possible.

À la semaine prochaine !

3 réponses sur “Ces paysans, jamais contents de la météo”

  1. Hmmm ! De la bourrache ! ❤🌼 J’aime son petit goût, tout doux, dans la bouche. Pour l’instant, c’est ma fleur préférée… J’attends que vous m’en fassiez découvrir d’autres, en dehors de la capucine, la lavande et la violette.

  2. Dur de tenir un site régulièrement ! Heureusement, il y a eu la pluie qui donne un sujet ! A tel point qu’on est en droit de se demander si elle est plus utile à l’inspiration du moment ou à l’alchimie qu’elle favorise entre sols, espèces animales et végétales qui s’y développent et produits cultivés ?

    1. Zut ! On est démasqués ! Ça et les photos de chat,s c’est 50% de notre inspiration. Histoire de se renouveler un peu, on essaie de voir comment parler d’immigration et de son impact négatif sur la faune et la flore locale. Ou alors des femmes voilées.

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