Grève du 5 décembre : et pourquoi pas nous ?

Si on fait grève jeudi, Florin nous promet de garder le jardin…

Je ne sais pas vous, mais nous, on se tâte un peu, pour la grève de jeudi prochain. Bon, il paraîtrait qu’on serait plutôt gagnants avec la réforme des retraites, mais si tous nos proches en pâtissent, quel intérêt ? Et puis, on ne peut pas se satisfaire d’un système de retraite par points, ni d’une réforme qui baissent les pensions ou qui augmente de fait l’âge de départ à la retraite. Dans un pays avec un tel taux de chômage, c’est aberrant de maintenir les gens en poste aussi longtemps. Je ne vous refais pas le couplet, mais c’est un peu tout le temps les mêmes qui paient. Alors, que … «de l’argent, il y en a, etc.». Bref, on a plein de bonnes raisons de soutenir ce mouvement. On y pense très fort en tout cas et il en faudrait peu pour qu’on nous retrouve jeudi dans un cortège avec un beau calicot «paysans en colère». Sauf que… Sauf qu’on va sur le marché de Vichy samedi et qu’on a besoin d’une journée et demie pour le préparer (surtout que les journées sont très courtes en ce moment). Or, ça nous sera très difficile d’anticiper les récoltes mercredi, à cause de la météo (on n’est pas sûrs d’avoir un dégel mercredi après-midi en partant de -8°C au lever du jour…). On verra bien. Quoi qu’il en soit, si vous en êtes, sachez qu’on vous soutient !

C’est fini : tous les pieds de tomate sont désinstallés ! (Merci Lili !)

D’ailleurs, concernant le froid qui s’annonce, même s’il est de courte durée, on prend la situation très au sérieux : on purge l’arrosage, on démonte les asperseurs et on cache toutes les cultures sous des voiles (P17). Pour les cultures les plus sensibles (épinards, blettes, fenouils), on place les voiles sur des arceaux pour éviter tout contact avec une matière gelée. Laurence, notre stagiaire de l’année dernière, de passage aux Grivauds, nous file un coup de main pour ces installations. Tiens, profitons-en pour vous donner de ses nouvelles ! Figurez-vous qu’après avoir terminé son Bprea, elle s’est fait embauchée chez un maraîcher près de chez elle. L’expérience a eu des bons et des mauvais côtés, si bien qu’elle avait envie de nous la raconter dans le détail. Comme elle est actuellement entre deux contrats, elle en a profité pour voir comment avait évolué le jardin en son absence. Car notre jardin appartient à ceux qui y contribuent et tous ceux qui y passent sont les bienvenus pour exercer un «droit de regard». Lundi et mardi, on a eu Lili avec nous, pour nous aider à désinstaller les dernières tomates et à désherber les épinards.

Séance d’observation dans la Réserve Naturelle Régionale du Val de Loire Bourbonnais, avec Sandrine et Fabrice

Dimanche dernier, on avait envie de se mettre un peu au vert (pour changer), et on a été se promener dans la Réserve Naturelle Régionale du Val de Loire Bourbonnais. Au programme, quelques belles observations de courlis, de bernaches et de grues. Les photos que j’y ai prises à la tombée de la nuit ne sont pas tellement montrables ; tant pis ! Par contre, aux Grivauds, on a enfin réussi à photographier le bouvreuil qui nous nargue depuis quelques semaines en nous tournant autour et en se cachant dans les feuillages !

À la semaine prochaine !

3 réponses sur “Grève du 5 décembre : et pourquoi pas nous ?”

  1. Les rencontres avec les animaux sauvages, ça me remplit le cœur de joie ! Ce fameux dimanche de comptage d’oiseaux migrateurs en compagnie de Fabrice, une rencontre furtive, le passage d’un sanglier à quelques dizaines de mètres… ❤❤❤

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