Bottes ou pas bottes ?

Des tomates cerises ? Non, des radis !

Ah non, on ne va pas encore vous parler de météo ! Encore qu’on aurait des raisons de se plaindre, parce que le compte n’y est pas : il fait encore plutôt froid et gris. Bon, d’accord, il a plu cette semaine : une grosse vingtaine de millimètres d’eau, ce qui n’est vraiment pas du luxe dans cette période de sécheresse. Mais lorsque je parle de «bottes» dans le titre de cet article, je ne fais pas référence aux grandes chausses imperméables que nous avons eu le plaisir de ressortir ces derniers jours. Je veux plutôt parler des bottes de légumes. Parce que ça fait partie des figures imposées au printemps : on vend ses légumes nouveaux en bottes. Carottes, navets, oignons, aillet et … radis. Or, cette semaine, on a un petit problème avec nos radis : ils sont plutôt beaux mais … ils n’ont presque pas de fanes ! Du coup, c’est presque impossible de placer un élastique et de tenir l’ensemble. La solution s’impose d’elle-même : pour ne pas gâcher nos radis, il va falloir les vendre en barquette. Alors, oui, ça constitue un travail supplémentaire pour nous puisque nous devons couper les feuilles au moment de la récolte et préparer les barquettes avant le marché. Mais je vois deux avantages intéressants à cette technique. D’abord, elle permet de laisser dans le champ une partie du légume qui est rarement consommée (parce que, ne nous voilons pas la face, les fanes de radis finissent bien plus souvent au compost que dans la soupe…). Ensuite, elle permet de conserver plus longtemps le radis : privé de son feuillage, le radis ne transpire plus et reste ferme plus longtemps. Contre-intuitif, n’est-ce pas ? C’est particulièrement vrai avec les bottes de carottes. Si vous laissez les feuilles, même au frigo, alors les carottes se ramollissent en moins de 48h.

Pioche, sécateur et bonne humeur, la recette parfaite pour un désherbage façon Grivauds.

Cette semaine, on passe beaucoup de temps à désherber… Chez nous, le désherbage, c’est une opération qui a souvent lieu avant la plantation. Avant le paillage de la planche, plus précisément. Il y a une certain nombre de planches qui n’ont pas été occultées cet hiver et qui ont quelques thalles de graminée, des rumex, des pissenlits, des chardons et parfois … de la potentille (grrrrr). On retire les talles avec une pioche bien affûtée et le reste au sécateur. Une opération pas toujours marrante, mais qui nous fait gagner beaucoup de temps pendant la culture. À la manœuvre, Adeline et Hélène, qui sont devenues des pros de l’arrachage de chardons !

On plante encore des tomates, notamment des plants greffés plutôt en bonne forme. Adeline nous réapprend à plier nos bâches (vidéo à suivre). Mais on n’en oublie pas non plus de rester vigilants avec la faune et la flore du jardin. Fabrice attire notamment notre attention sur les nombreux nouveaux oiseaux de la semaine : Hypolaïs polyglotte, Fauvette des jardins, Rougequeue à front blanc, Pouillot siffleur et Bergeronette printanière. La semaine se termine avec une nouvelle crainte météorologique : on nous annonce une gelée lundi prochain…

À la semaine prochaine !

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