La légende du navet géant des Grivauds

Il se dit qu’au fin fond de l’Allier, dans les plaines brumeuses du val de Loire, pousse une espèce de navet qui atteint des tailles vertigineuses : le navet géant des Grivauds. On ne les récolte qu’en ricanant et en marmonnant : «comment on va faire pour vendre des engins pareils ?…». D’aucuns prétendent même les avoir goûtés et les avoir trouvés plutôt bons ! Mais bien sûr, tout ça n’est qu’une légende…

Les épinards attendent le gel de pied ferme !

Plus sérieusement, il faut bien reconnaître que ce sont les récoltes qui nous prennent le plus de temps en ce moment : les journées raccourcissent mais pas les temps de préparation des Amaps et du marché ! Les poireaux, la mâche, le mesclun, tout ça demande mille petites attentions avant d’arriver sur votre table ! On trouve quand même le temps à côté de ça de rentrer nos lignes d’arrosage et de couvrir toutes nos cultures sensibles avant la vague de gel de la semaine prochaine.

Les carottes lèvent (cliquez pour zoomer) !

La grande nouvelle de la semaine, c’est que les carottes de printemps ont levé ! Il a fallu attendre un peu plus de 10 jours après le semis (présenté dans cet article pour rappel) mais le résultat est très enthousiasmant ! On a déjà utilisé cette technique par deux fois (rang à découvert et inter-rang paillé) et on pense qu’on a enfin trouvé le «bon truc» pour réussir nos semis sans travail du sol !

À la semaine prochaine !

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L’ail pour 2019 est en terre !

Caïeux d’ail bien au chaud dans la paille.

La semaine a démarré très fort avec la dernière plantation de plein champ de l’année : l’ail d’automne. L’opération est très simple : à intervalle régulier, on ouvre légèrement la paille, on grattouille la terre au plantoir et on y dépose un caïeux d’ail. Ensuite, on referme grossièrement les trous avec la paille pour que la terre ne voit plus la lumière. Cette culture très longue devrait mettre encore quelques jours avant de sortir de la paille et restera en terre jusqu’à l’été prochain !

Nos courges sont désormais stockées chez les Mangetouts !

Comme la météo devient très instable, alternant les périodes humides et douces avec les journées froides aux petits matins frôlant la gelée, on a décidé de déménager nos courges, histoire de pouvoir les conserver le plus longtemps possible. Ce sont nos amis et voisins Anne-Catherine et Rafaël – les fameux «Mangetouts de Passe-Colère» – qui les hébergeront désormais : il leur restait un petit coin dans un bâtiment de leur ferme, à l’abri du froid. Alignées sur les palettes, nos courges ont l’air encore plus nombreuses que lorsqu’elles étaient empilées dans la remorque sous notre hangar… Et encore, on s’est gardé les potimarrons sous le coude aux Grivauds, histoire de les surveiller de très près…

Alexandra explique à Ramsmouth comment on plante de l’ail.

Autres moments symboliques dans la vie de notre jardin, cette semaine verra aussi la désinstallation de la dernière planche de tomates et de la planche des aubergines. Et comme on n’est pas du genre à perdre du temps, on a déjà planté une nouvelle série de mâches à la place des tomates ! Pour Alexandra, ce sera sa dernière plantation chez nous, l’occasion pour elle de mesurer l’ampleur de ses progrès, en dextérité et en vélocité ! Elle termine cette semaine son troisième (et dernier) stage aux Grivauds. Nous, on est bien tristes de la voir partir mais c’est comme ça… Maintenant, après une semaine de vacances bien méritées, elle entrera dans une dernière longue période de cours avant le Bac, qu’elle obtiendra sans aucun doute de façon tout aussi méritée compte-tenu de son engagement et de son sérieux ! Ça va nous manquer ces moments où elle nous obligeait à réfléchir à notre activité en commençant par un prudent «est-ce que je peux vous poser encore quelques questions ?…» Elle nous a promis de revenir visiter le jardin quand elle sera dans le coin ; alors on lui dit «Passe quand tu veux, Alexandra, tu es ici chez toi !»

À la semaine prochaine !

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Première neige

Neige d’octobre aux Grivauds : du jamais vu !

C’est peu de le dire : le climat, cette année, ne fait pas dans la demi-mesure et nous offre une première neige d’une remarquable précocité : en ce petit matin du mardi 30 octobre, tout notre jardin est blanc ! Bon, dès l’après-midi, la neige avait suffisamment fondu pour qu’on aille récolter les poireaux pour l’amap du lendemain. Dans le champ, les dégâts sont minimes : à part quelques branches de physalis qui n’ont pas supporté le poids de la neige, les fanes de navets et de carottes se redressent rapidement. Par contre, la gelée du mercredi matin aura raison des dernières feuilles de courges et de la plupart des plants de courgettes…

Semis de carottes. Oui, Fabrice est en tee-shirt le 1er novembre…

Plus encore que le froid qui s’installe, c’est le passage à l’heure d’hiver qui nous oblige à lever un peu le pied. Néanmoins, les plantations en serre se poursuivent à un rythme soutenu ! Une nouvelle planche de mesclun est plantée en serre nº5, en lieu et place des poivrons ; les mini-blettes sont plantées en serre nº4, avec une dernière caisse d’épinards, quelques scaroles et des navets. Toujours en serre nº4, on a procédé au semis des carottes de printemps. Pour la technique, c’est la même que celle utilisée pour la dernière planche de plein champ (voir les explications dans cet article) : les lignes de semis sont laissées à l’air libre, seuls les inter-rangs sont paillés.

Encore un stand bien coloré sur le marché de Vichy ! Heureusement que Denis n’a pas mangé toute la roquette avant l’arrivée des premiers clients…

Vendredi, la préparation du marché de Vichy a été particulièrement dense ! On réalise pour l’occasion notre première récolte d’épinards et de mesclun. Comme à chaque fois, on traverse notre champ de part en part pour y récupérer les légumes racines (carottes, céleris-raves, betteraves, radis et navets), les poireaux, les choux, les brocolis, les batavias, les scaroles, la mâche et les physalis. On le reconnaît, sans Alexandra, notre stagiaire, on aurait eu bien du mal à terminer nos récoltes avant la nuit !… En guise de récompense pour cette semaine intense, on quitte le marché du samedi avec les caisses vides !

À la semaine prochaine !

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Ciao sécheresse !

De Bob à Quenelle : «Ne t’inquiète pas, avec la pluie, l’herbe devrait reverdir un peu..»

La sécheresse qui s’est installée chez nous vers le 20 juin semble enfin prendre des congés. On aura donc vécu plus de 4 mois très chauds, très lumineux et très secs. Les quelques épisodes orageux de l’été sont presque toujours passés au large et il nous a fallu arroser en permanence. Le bilan provisoire de cette (longue) séquence est malgré tout plutôt positif pour nous : partout où on a réussi à maintenir le sol humide, les rendements ont été bons et même les cultures implantées tardivement ont fini par décoller – on pense aux choux-fleurs et aux brocolis qu’on a plantés mi-août et qui nous font la surprise de nous offrir de jolies fleurs. Par contre, là où l’arrosage était insuffisant et que les sols étaient un peu trop enherbés (maudite potentille !), les cultures sont à la peine : les betteraves, les céleris raves et les poireaux d’automne sont restés petits. Ne désespérons pas encore : si les températures remontent après la vague de pluie annoncée, alors il pourrait y avoir un dernier sursaut.

Sur cette planche, on a récolté en début de semaine les dernières tomates jaunes (les fameuses Earl of Edge Comb). Au printemps, on y récoltera des oignons nouveaux.

La semaine a été principalement consacrée à l’implantation des cultures sous serre pour l’hiver. La dernière série d’épinards est plantée, les oignons blancs aussi. Les planches de tomates sont désinstallées, désherbées et broyées. Pour les planches les plus « sales » (où les potentilles, les renoncules et/ou le liseron se sont le plus implantés), on ne tergiverse pas : on ouvre la paille et on retire toutes les adventices (à la main ou au sécateur). C’est très laborieux mais on est persuadés que ça nous fera gagner beaucoup de temps au printemps.

À la semaine prochaine !

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C’est la fin des haricots !

La partie «automne» de notre stand : brocolis, choux fleurs, choux raves, choux blancs et rouges, blettes, poireaux, carottes, courges, céleris rave et branche, navets et radis Red Meat.

Même si l’été a vraiment joué les prolongations cette année, il y a un moment donné où il faut bien admettre que les meilleures choses ont une fin. Il y a deux semaines, sur le marché de Vichy, on annonçait déjà la fin des légumes d’été. Mais, hier, notre stand battait de nouveaux records de diversité, en partie grâce à nos derniers haricots, concombres, courgettes, tomates, aubergines et poivrons. Mais cette fois-ci, on ne se trompe plus en vous disant que c’est la «fin des haricots». De toute façon, les cultures d’été sont en cours de désinstallation : il n’y a plus de pieds de concombres, il reste moins de la moitié des pieds de tomates et les poivrons et aubergines sont en sursis…

Il faut dire que les cultures suivantes poussent au portillon ! Lundi, profitant du grand retour d’Alexandra, notre stagiaire la plus assidue, on plante une nouvelle série de mâche sur une planche où une semaine plus tôt on récoltait encore des tomates orange, des Roses de Berne et des Green Zebra… Dans la pépinière, la deuxième série d’épinards nous fait de l’œil et on lui prépare de la place, tout en continuant à «déliseronner» la première série déjà en terre.

Plantation de mâche par Alexandra et Vivien.

Cela dit, le gros de la semaine est tout de même constitué de récoltes : carottes, salades, poireaux, haricots verts et … physalis ! Vivien, pour sa dernière semaine de wwoofing chez nous, est sur tous les fronts. Il faut le voir manier la fourche dans les carottes ou désherber méticuleusement les scaroles : il s’intègre sans problème dans la longue série des petites mains valeureuses qu’on a eu la chance de recevoir aux Grivauds cette année ! Il enchaîne maintenant avec un séjour en Aveyron où il est attendu pour la récolte des châtaignes. Merci pour ton passage ici et bonne continuation dans ton périple Vivien !

À la semaine prochaine !

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Les pieds dans les mâches, les yeux au ciel

Si vous débarquez un peu tôt dans notre ÉcoJardin, vous ne trouverez pas Fabrice dans une serre, non ! Cherchez-le au bout de la planche des mâches, le nez en l’air, les jumelles à la main, concentré sur l’horizon. Car les migrations d’oiseaux ont commencé, et en particulier celle des pigeons. Imaginez de véritables petits nuages constitués de plusieurs centaines d’oiseaux traversant le ciel du nord vers le sud ! Fabrice les compte, méticuleusement, apportant ainsi sa pierre au recensement des oiseaux qui sillonnent notre territoire, en témoin patient d’une biodiversité qu’il faut connaître et aimer pour mieux la protéger.

Vivien arrose la première série de mesclun

Pendant ce temps, au ras du sol, la vie ne s’arrête pas pour autant et Vivien, notre nouveau Wwoofer, en fait l’expérience en croisant plusieurs grenouilles au cours de cette première semaine chez nous. Vivien est originaire de Loraine et avait besoin d’un bon bol d’air. Il nous apporte son aide à différentes récoltes, désherbages et nettoyages de planches de culture. Quand il n’est pas avec nous au jardin, il prend la route et fait le tour de tous les coins sympas de l’Allier.

L’installation des légumes-feuilles en serre se poursuit : la première série de mesclun est plantée et les désinstallations de tomates vont bon train pour faire de la place pour la prochaine série de mâche et de salades. On garde un œil sur les épinards, qui se laissent de nouveau envahir de liseron et on désherbe la planche de salades et persil dans la serre nº1. Sur cette planche, d’ailleurs, on a eu le droit cette semaine à une belle poussée de champignons. Sur un sol vivant, c’est un phénomène tout à fait normal à cette saison. Depuis plus de 18 mois, il absorbe en permanence de la paille et s’enrichit progressivement en matière organique. Son taux d’humus et son humidité le rapproche d’un sol forestier. Dès lors, pas étonnant que les champignons s’y sentent bien et émettent des sporophores en automne.

Les yeux au ciel pour voir les oiseaux, les yeux au sol pour observer les grenouilles et les champignons, il fallait aussi regarder devant soi cette semaine pour s’émerveiller des dernières récoltes de tomates, de concombres et d’aubergines ! Rien que pour ça, on essaie de ne pas trop râler après cette arrière-saison anormalement chaude et désespérément sèche…

À la semaine prochaine !

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La serre à plants est de nouveau pleine !

Et la serre à plants est de nouveau pleine !

Histoire de pouvoir fournir un maximum de légumes-feuilles en hiver, on consacre le plus gros de notre temps «hors-récolte» à préparer de nouvelles planches de salades, scaroles, mesclun, épinards et mâche en serre. Comme toujours, la première opération consiste à semer en mottes ; cette semaine, Fabrice a semé la deuxième série d’épinards et une deuxième série de mesclun. Ce sont donc une vingtaine de nouvelles caisses de plants qui sont venues s’ajouter à celles qui patientaient déjà dans notre pépinière. Pour la première série de mesclun, on est légèrement en retard sur le repiquage et on pourrait presque faire une première récolte de jeunes pousses dans les caisses, tant le plant est vigoureux !

Joli démarrage des salades dans la serre nº1 !

Côté repiquage, pourtant, on ne chôme pas ! Une nouvelle planche de scaroles a été plantée dans la 3ème serre et la planche des tomates-cerises dans la 5ème serre a été désinstallée et broyée afin de faire de la place pour le mesclun. On regarde pousser avec enthousiasme nos premières planches de salades, choux-raves, scaroles et blettes sous serre et on médite devant les épinards en se demandant pourquoi il y en a autant qui ne démarrent pas…

Un échantillon de notre stand sur le marché de Vichy : carottes, choux, courges, navets, céleris, blettes et poireaux.

Mais on continue à avancer plus lentement qu’on ne voudrait. La «faute» à nos grosses récoltes de la semaine, qui nous ont finalement beaucoup occupé : des haricots, toujours, des scaroles et des frisées et des carottes en botte. Sans parler de la préparation du marché de Vichy, qu’on a commencé jeudi et qu’on a terminé vendredi soir seulement ! Comme une belle récompense à nos efforts, on récolte le samedi matin quelques compliments, quelques sourires et on dépasse pour la première fois les 100 ventes dans la matinée. Pour ma part, j’ai fêté ça le soir même en grignotant les quelques physalis qui n’avaient pas trouvé preneur…

À la semaine prochaine !

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Les courges des Grivauds sont récoltées !

De gauche à droite : Potimarron, Butternut, Sucrine, Carat, Blue Ballet et Tromba d’Albenga.

La semaine dernière, on avait récolté nos potimarrons. Cette semaine, on est retournés dans notre champ et on a ramené le reste de nos courges (ou presque) ; l’occasion idéale pour vous les présenter ! Bon, on suppose que c’est inutile de vous expliquer ce qu’est un potimarron ou une butternut, qui sont deux classiques néanmoins délicieux, au goût de châtaigne pour la première et de noisette pour la seconde. La sucrine du Berry est un peu moins courante. Sa chaire orange vif et son goût très sucré en font une courge d’exception, utilisable aussi dans des plats sucrés-salés, des gâteaux et même des confitures ! Notre petite musquée Carat ; avec sa texture très fondante et son goût au nuance de carotte, est une courge parfaite en purée ou en gratin. En plus d’être magnifique, la Blue Ballet, avec ses couleurs contrastées (peau bleu-grise et chaire orange), présente une saveur prononcée d’une belle complexité, mêlant châtaigne, champignon et caramel. Enfin, il faut absolument connaître notre magistrale Tromba d’Albenga ! Proche de la butternut en texture et en saveur, sa forme extravagante capte l’attention et décuple l’imagination… Au final, on n’est vraiment pas mécontents de notre récolte : on a rentré au moins une tonne de courges, de quoi satisfaire toutes les envies !

On range les ficelles qui ont servi pour les haricots à rames.

Côté serre, nos tomates donnent encore plutôt généreusement et on peine à se résoudre à les désinstaller pour libérer les planches… On s’est résolus à sacrifier quelques pieds de Cornues pour y installer des blettes en début de semaine. Et puis on s’est attelés à une ancienne planche de haricots à rame : récolte des graines, rangement des fils et des goutte-à-goutte et broyage de la planche. Ça nous donnera un peu de place pour installer des scaroles.

Nos épinards débâchés

Vous vous souvenez sûrement qu’on avait installé une bâche sur les épinards, histoire de contenir l’enherbement. En fait d’herbe, c’est surtout le liseron qui s’est déchaîné et qui a commencé à sortir par tous les trous. La bâche nous gênant vraiment pour le déliseronnage, on a pris la décision… de la retirer, tout simplement. Le liseron présente néanmoins un intérêt : il nous permet de nous rendre compte de la souplesse de nos sols. Par exemple, sur la planche de droite, lorsqu’on tire dessus, il casse. Alors que sur celle de gauche, on emmène presque toujours une bonne partie de la racine. Pour nous, c’est signe d’aggradation de notre sol ; la vie du sol et le taux de matière organique augmentant, la texture s’améliore progressivement.

On protège les courgettes des premières gelées blanches.

Côté climat, pour terminer, la sécheresse est toujours bien présente et on a relancé une tournée d’arrosage en plein champ. Histoire de pimenter un peu l’ambiance, on a eu le droit cette semaine à nos deux premières gelées blanches, mardi et mercredi matin… Pour l’instant, à part quelques feuilles de courge, aucun dégât n’est à déplorer et tout continue à pousser. Même si c’est vrai qu’avec la durée du jour qui diminue, on sent un certain ralentissement…

À la semaine prochaine !

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Mille et un légumes d’automne !

Marché de Vichy, un stand aux allures de corne d’abondance

C’est en chargeant le camion vendredi après-midi pour le marché du samedi à Vichy qu’on s’est rendu compte à quel point notre jardin était devenu généreux ! C’est vrai que nos scaroles prennent de la place et qu’on emmène cette fois-ci quatre caisses de haricots verts (contre deux la dernière fois). Une fois installé notre stand ressemble à une corne d’abondance, tant il déborde de légumes par tous les bouts ! Ce qu’il y a de particulier avec les marchés de septembre, c’est qu’on y cumule à la fois les légumes d’été (aubergines, tomates, concombres, poivrons, courgettes, pâtissons) avec les légumes d’automne (courges, poireaux, céleris-rave, céleris-branche, choux blancs et blettes). Et puis, toujours nos prodigieuses frisées et scaroles, nos betteraves, nos fenouils, nos pommes de terre, le persil et le basilic, les oignons, l’ail, l’échalote. Sans parler du grand retour des carottes ! Reconnaissons-le, on était un peu à l’étroit dans nos 6 mètres de stand…

On quitte le champ des courges avec la bennette pleine !

La semaine a été marquée par une nouvelle vague de semis : épinard, mâche et mesclun. Ce sont des semis assez longs à réaliser parce qu’il faut beaucoup de plants pour faire une planche et qu’on sème plusieurs graines dans chaque motte. On notera aussi une grosse récolte de pommes de terre, un peu décevante côté rendement : la faute à un certain enherbement de la planche et à du grignotage (de rongeurs principalement). Autre grosse récolte, celle des potimarrons, qui commençaient à craqueler au soleil. Au final, on quitte le champ avec la bennette bien pleine : si la conservation est bonne, on a largement ce qu’il nous faut pour passer l’automne. D’autant plus, qu’il reste encore toutes les autres courges à récolter (butternuts, trombas, sucrines et carats) ! Un excellent résultat, quand on pense qu’on a planté nos courges directement à travers des planches enherbées (sur lesquelles on a tout de même posé une bâche). Pour rappel, je vous invite à re-visiter l’article où l’on voit la plantation (réalisée avec l’aide d’Amélie, une wwoofeuse) : http://ecojardindesgrivauds.fr/?p=926.

À la semaine prochaine !

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Plantations sous serre : c’est reparti !

Plantation des laitues sous serre ; Erza n’aide pas vraiment…

Ça n’est pas parce qu’il fait 30°C l’après-midi qu’il faut encore se croire en été ! Les nuits s’allongent et sont plus fraîches. Du coup, on ne plante plus rien en plein champ (à part une dernière série de mâches) et on réinvestit nos serres. Des laitues, des scaroles, des bettes, du persil, des mâches et des épinards : en tout ce sont pas moins de 25 caisses de plants qui faisaient de l’œil en ce début de semaine ! Sauf que … on n’était pas vraiment prêts à planter !

Au pied des concombres, le liseron se déchaîne…

En cause, l’enherbement des planches. Ceux qui sont passés par chez nous savent qu’on a un liseron particulièrement agressif dans nos serres. Sans parler des potentilles. Ces deux plantes traversent la paille les doigts dans le nez (le premier qui me demande où se situe le nez d’un liseron, je le donne en pâture à nos ânes). Lorsque la culture implantée est amenée à prendre de la hauteur (comme des concombres par exemple), pas d’inquiétude, il suffit de passer régulièrement sectionner le liseron pour l’empêcher de grimper. Mais lorsqu’il s’agit de plantes qui restent au ras du sol, comme des épinards, là, on s’inquiète. Du coup, pour les épinards et le persil, on n’a pas tergiversé et on les a plantés sur bâche. Pour le reste (salades, scaroles, choux raves), un broyage ras et un re-paillage devraient suffire. Mais on s’attend de toute façon à devoir passer plusieurs fois dans ces bandes pour limiter le liseron.

Heureux comme un épinard fraîchement arrosé

Au final, on a presque réussi à tout planter : il reste un peu d’épinards, un peu de mâches et des blettes pour la semaine prochaine. Ensuite, ça devrait se calmer côté plantations. Côté récolte, on continue à passer beaucoup de temps dans les haricots, pour le plus grand bonheur de nos amapiens, qui en redemandent ! On est aussi très contents de nos aubergines et de nos concombres, qui jouent les prolongations en ce début d’automne caniculaire. Donc, pour résumer, encore une semaine très dense mais bien productive !

A la semaine prochaine !

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