De retour aux Grivauds

Mais oui ! La mâche a bien poussé ! Elle est si belle qu’elle peut même servir d’accessoire capillaire (merci à Cécile pour l’astuce beauté).

De retour aux Grivauds, de retour sur le blog. Oui, j’ai vécu un petit moment de déconnexion. Déconnexion de notre ÉcoJardin. Je me suis offert une semaine de vacances ! J’ai donc quitté Fabrice, les chats et les cultures pour aller vivre d’autres aventures en de lointaines contrées. Une courte semaine qui s’est hélas terminée dans des vapeurs covidées et qui a retardé mon retour au jardin. Si bien que lorsque mes pieds ont de nouveau foulé la terre collante de nos chemins détrempés, j’ai d’abord ressenti un sentiment étrange de dépaysement. Suis-je bien de retour ? Le jardin est rangé de fraîche date seulement et je n’ai pas eu le temps de m’habituer à la nouvelle conformation des lieux. Par ailleurs, Fabrice a continué à travailler pendant mon absence et le verger a lui aussi été sérieusement rafraîchi ! Même dans les cultures : malgré le temps très froid, j’ai la sensation que tout le monde a un peu profité de mon absence pour se développer : l’ail, la mâche, les scaroles…

Vendredi matin : enfin de la lumière ! Par contre, il fait -5°C en serre 3 et il faut attendre 9h30 pour commencer les récoltes d’épinards et de mâches…

Il y a des choses qui ne changent pas aux Grivauds, et auxquelles je suis confronté immédiatement. Par exemple : la météo est vraiment toujours aussi agressive ! En ce moment, on traverse une période sèche, qui alterne entre deux types d’ambiance. La première, celle qui domine, est à dominante nuageuse, ou brumeuse, avec une gelée matinale modérée (-1°C) et une amplitude thermique extrêmement réduite. Avec si peu de lumière, la température ne monte pas vraiment en serre et la végétation stagne. La deuxième, plus claire, permet d’avoir de franches éclaircies et de voir le ciel étoilé la nuit. Les gelées sont alors beaucoup plus prononcées au petit matin (jusqu’à -7°C il y a deux semaines) et le mercure peine à atteindre 4°C l’après-midi, avec une bise légère mais suffisamment présente pour donner une sensation thermique piquante. Par contre, grâce à la lumière, ça chauffe en serre et on peut relever des 10°C l’après-midi, ce qui permet de remplir les cœurs des feuilles de chêne et de faire pousser les épinards. Ce qui est décourageant, c’est que les phases météorologiques sont très longues : on a l’impression d’avoir à attendre souvent plusieurs semaines de suite avant de constater de vrais changements. Pour cette vague, Météo France nous prévoit un retour à un temps humide à partir du dimanche 30 janvier. Mais ça a le temps de changer d’ici-là…

Pour conclure en beauté cette reprise de contact, je vous propose de faire un point sur l’état de nos cultures au cœur de l’hiver à travers les photos qui illustrent cet article. Et, qu’on se le dise, c’est bon de vous retrouver !

À la semaine prochaine,

Denis

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