La chenille ! La chenille !

Il pleut ? Qu’à cela ne tienne : on tient tout de même notre stand sous un barnum !

«Mets tes deux pieds dans tes bottes, c’est la pluvio qui redémarre» (proverbe maraîcher). Drôle de printemps, tout de même. On se prend 40 jours de sécheresse et on enchaîne avec une semaine extrêmement pluvieuse, où on relève 15 mm par jour dans le pluviomètre. Nos sols encaissent l’eau sans broncher, pas de problème de ce côté-là, si ce n’est qu’on a rangé les claquettes et qu’on a ressorti les bottes… Pas de problème non plus du côté de notre emploi du temps : on avait déjà bien avancé dans nos plantations de plein champ avant la pluie et on peut se permettre de se concentrer sur nos serres. On craint évidemment le mildiou : la température a baissé et l’air est très humide. Mais, a priori, rien à déclarer, ni sur les tomates, ni sur les pommes de terre. Bon. Par contre, il y a quand même des dégâts, pas forcément là où on les attendait. Nos concombres tombent comme des mouches : le pythium est passé par là ! Fabrice re-sème une série en urgence pour combler les manques. Et dans le champ, on avait oublié un détail : avec la pluie vient… la limace ! On en retrouve un peu partout (dans les choux, les petits pois, les salades, etc.). Et surtout, elles nous ont mangé un magnifique semis de carottes ! Là encore, on prévoit un semis en urgence dès lundi mais le mal est fait : on risque d’avoir un trou dans les carottes en juillet…

Chenille du Cossus Gâte-Bois

Je ne sais pas si la météo très douce de cet hiver et de ce début de printemps y est pour quelque chose mais on a la sensation d’être entourés de beaucoup d’insectes cette année. Nos amis les Mangetouts de Saligny nous signalaient qu’ils étaient envahis de tipules. Nous, de notre côté, on repère un nombre extravagant de chenilles dans notre écosystème. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs ! On est à la peine pour tout identifier avec certitude, comme vous le verrez dans la galerie. Dans le genre spectaculaire, la palme revient à l’énorme larve du Cossus Gâte-Bois ! On est modérément surpris cependant : on a vu énormément de papillons circuler en début de printemps. De manière générale, le jardin grouille de vie en ce moment : oiseaux, insectes, araignées, batraciens, baveux en tout genre, etc. Un régal pour les yeux et les oreilles !

Début du désherbage des carottes en serre 7 par les parents de Denis ; le résultat est dans la galerie !

Du coup, on s’efforce d’être à la hauteur de toute cette activité et on met les bouchées doubles pour préparer l’été. Avec l’aide de Maxime, qu’on ne vous présente plus, on paille et on plante à tout-va : betteraves, poivrons, melons, etc. Aide très appréciée cette semaine, mes parents (Alain et Jacqueline) sont venus filer un coup de main quotidien dans nos cultures. Ils ont notamment désherbé les carottes de la serre nº7 (potentilles) et les salades du champ (liseron). On leur confie aussi le premier palissage de tomates de la saison. Depuis qu’il a été effectué (lundi), les tomates ont tellement poussé, qu’on a senti le besoin d’y remettre quelques clips. Si c’est pas un bon signe ça !…

À la semaine prochaine !

La guerre a commencé

Larve de syrphe sur ortie infestée de pucerons blancs

Moui, c’est vrai, c’est un titre un chouia excessif pour l’évènement dont on va vous parler ci-dessous. On vous laisse râler face à votre écran et on enchaîne. Alors, la première bataille de cette guerre sans merci a démarré à la fin de l’hiver : l’assaillant a alors débarqué dans notre jardin par milliers et a colonisé nos plantes à tous les stades (tiges, feuilles, hampes florales, etc.). Les jardiniers haussent déjà les épaules : «oh non ! ils vont nous parler de leurs pucerons…». Certes. Nous, en général, on laisse un maximum de plantes fleurir (choux chinois, moutardes, rumex, orties, etc.) pour que les pucerons aillent s’y fixer et fichent la paix à nos cultures (blettes, petits pois, salades, etc.). Si tout se passe bien, avant que les pucerons ne colonisent l’ensemble du jardin, les syrphes et les coccinelles débarquent et pondent massivement sur les premiers foyers d’infestation. Les larves se développent en se gavant de pucerons et forment une deuxième génération prête pour aller nettoyer le reste du jardin. De notre côté, on se contente de ricaner et on patiente gentiment.

Sur cette feuille de blettes : des pucerons et leur pire ennemi, la larve de coccinelle (cliquez pour zoomer)

Las ! Cette année, les pucerons ont gagné la première bataille : on les a retrouvés en masse dans les petits pois et dans les blettes. Dans la serre 5, l’infestation a été telle qu’on hésite même à désinstaller les blettes montées : et si les pucerons, privés de leur pitance, avaient la mauvaise idée d’aller chatouiller nos jeunes courgettes ?… On ne ricane plus du tout et on se met à fouiller un peu partout dans le jardin à la recherche de traces de coccinelles. Pourquoi un tel retard cette année ? Les conditions climatiques sont plutôt bonnes pour elles. Des syrphes, on en voit partout mais les larves sont difficiles à repérer. Il a fallu attendre samedi matin avant d’assister à la contre-attaque. Dans les foyers les plus denses de nombreuses larves sont désormais à l’œuvre : beaucoup de très petites et quelques très grosses. Une première vague de coccinelles était donc déjà venue pondre quand on avait eu le dos tourné. Curieusement, ce samedi matin, je croise aussi des adultes un peu partout. A priori, pour les cultures hors serre, la riposte a lieu au bon moment : il n’y a pas encore de pucerons sur les fèves par exemple. Par contre, pour les cultures sous abris, il va peut-être falloir qu’on révise notre stratégie. Par exemple en installant des abris à insectes (syrphes, coccinelles, chrysopes, etc.) dans les serres pour que les auxiliaires interviennent plus tôt dans les années à venir. À méditer.

Puisqu’on vous dit qu’on bosse !

À ce stade, le lecteur se demande : c’est donc à ça que sert l’argent qu’ils ont récolté (8005€ à ce jour) ? À passer des journées à étudier leurs pucerons ? En plus pour en conclure qu’il est urgent de ne rien faire ? Eh oh, doucement, on a abattu pas mal de boulot cette semaine ! On a paillé et planté deux buttes de tomates (300 pieds), une demi-butte de concombres et une butte de choux. Sans parler du désherbage des carottes du plein champ et des petits pois (merci Sandrine). Et de la plantation d’une série de salades en plein champ. Les Amaps ré-ouvrent leurs portes dans moins d’un mois, il s’agit d’être prêts à ce moment-là et d’avoir mis un maximum de chantiers de plantation derrière nous. C’est pour ça qu’on est très heureux d’avoir Maxime avec nous en ce moment : il y a beaucoup à faire en peu de temps !

Pour terminer, un petit mot concernant le mini-marché de Pierrefitte-sur-Loire (les samedis matin). Ce samedi, nous avons été rejoints par Pierre-Yves, qui a monté un stand à côté du nôtre. Pierre-Yves est un nouveau maraîcher sur notre village, installé depuis l’année dernière. On trouve quelques infos sur Facebook : https://www.facebook.com/FermeJoca/ Pour la pérennité de ce petit marché, sa venue tombe à pic : on commence à tirer sérieusement la langue pour trouver des légumes dans notre jardin. Plus d’épinards, plus de blettes, presque plus de radis (on a arrêté les semis au début du confinement, quand on s’est retrouvés tous seuls…). On est au plus creux de la saison, qui redémarrera avec l’arrivée des courgettes et des carottes nouvelles. En attendant, c’est comme pour les pucerons : patience !

À la semaine prochaine !

Merci, tout simplement.

Cliquez sur l’image pour accéder à la cagnotte

Il y a ceux qu’on connaît. Ceux qui font partie de nos familles, nos clients d’Amap et de vente à la ferme, nos anciens stagiaires ou wwoofeurs. Ceux qui font partie de nos cercles de connaissance, d’amis – les choristes de Denis, les naturalistes avec lesquels Fabrice est resté en contact, ceux qui lisent notre blog régulièrement, etc. Et puis, il y a ceux qu’on ne connaît pas, qui ont été sollicités par l’un d’entre vous et qui se sont dit : et pourquoi pas ? Il y a des Bourbonnais(es) et des Bombonnais(es)… En 5 jours, ce sont 91 personnes qui ont participé à notre cagnotte en ligne et qui y ont placé plus de 6000€ ! Cette générosité de toutes et tous, elle nous va droit au cœur ! Elle nous permet d’envisager la saison sous un autre jour, sans avoir à sacrifier des cultures, sans le stress de l’endettement. Elle nous rend aussi un peu redevables : on sait ce qu’on vous doit et on ne le gaspillera pas ! Dès lors, on met toutes les chances de notre côté pour produire un maximum de légumes cette année ! À vous tous, donc, on vous dit merci, tout simplement !

Maxime, saisonnier aux Grivauds !

Premier effet positif de cette cagnotte : on a pu embaucher un saisonnier ! Il s’agit de Maxime, un de nos anciens wwoofeurs de l’année dernière (on peut retrouver des traces de son passage ici et ). Au cours de l’année passée, Maxime est allé de ferme en ferme, s’est perfectionné en maraîchage sur sol vivant (!) et en auto-construction et a décidé d’aller s’inscrire à un BPREA à son tour pour faire pousser ses propres légumes. Bref, c’est un saisonnier très très luxueux pour nous ! En quelques jours, il nous permet d’accélérer tous nos chantiers urgents : plantation des aubergines et des échalotes, paillages divers, désherbage des carottes et des fraisiers, récolte des épinards, etc. Autre surprise de la semaine : on apprend qu’il est toujours autorisé de faire faire du bénévolat au membre de nos familles, y compris s’ils ne viennent pas du coin ! Du coup, Laurence, la belle-sœur de Denis, se porte volontaire pour venir nous filer un coup de main dans les champs. On lui fait désherber du liseron en serre nº7 et elle nous aide à planter des salades, des blettes et des pommes de terre. On n’oubliera pas non plus les passages de Sandrine, qui vient notamment chapeauter le repiquage des aromates de la semaine. Bref, ça dépote aux Grivauds en ce moment !

Oh ! Une fleur de tomate !

La pluie n’est toujours pas arrivée et la sécheresse s’accentue. On s’oblige désormais à bien arroser nos sols avant de les pailler. Les nuits sont plus douces et ça se sent dans les cultures : tout va plus vite ! Les courgettes décollent, les tomates reprennent de belles couleurs et ouvrent leurs premières fleurs, les haricots s’allongent et les petits pois se forment. Sur notre stand samedi matin, quelques bottes d’oignons nouveaux et de navets nouveaux ! Ça nous aide à patienter avant les premières courgettes…

À la semaine prochaine !

La cagnotte est ouverte !

Bonjour à tous,

Comme nous l’avons expliqué dans notre précédent article, notre ÉcoJardin traverse une période difficile, tant sur le plan financier que sur le plan de la main d’œuvre. Pour pouvoir continuer notre aventure légumière et écologique avec sérénité, nous avons lancé une cagnotte en ligne : https://www.gofundme.com/f/l039ecojardin-des-grivauds-a-bes…

Cette cagnotte nous permettra essentiellement de procéder au recrutement d’un(e) saisonnier(ère) pendant deux mois. On a donc besoin de vous pour remplir cette cagnotte, notamment en diffusant ce message à vos contacts susceptibles d’être intéressés par notre démarche.

On ne vous remerciera jamais assez de votre soutien : nous mesurons chaque jour ce que nous devons à nos clients, nos stagiaires, nos wwoofeurs, nos lecteurs et tous ceux qui de près ou de loin gravitent autour de notre ÉcoJardin !

Denis et Fabrice

On veut continuer à produire !

Voir vivre notre jardin, semer, planter, récolter. Permettre à de nombreuses familles de profiter de bons légumes de saison nourrissants. Montrer qu’une autre relation à la terre et à l’écosystème est possible, susciter des vocations, être exemplaires sur le plan écologique. Voilà ce qui nous motive, ce qui nous rend heureux, ce qui nous permet de rester debout malgré l’imposante charge de travail. Malheureusement, notre ÉcoJardin traverse actuellement une double crise qui nous empêche de rester sereins et de nous concentrer sur nos plantations.

Des cultures plus en forme que nos finances…

Notre premier problème est économique. Notre structure, sous sa forme actuelle (GAEC), n’existe que depuis deux ans et nous n’avons jamais caché notre fragilité. Nos résultats comptables ont jusqu’alors été positifs, malgré nos tâtonnements (2018) et malgré les difficultés climatiques (grêle et sécheresse de 2019). Forts de cette bonne santé, nous avons fait quelques investissements en fin d’année 2019 (nouvelles serres notamment), qui ont terminé de vider notre trésorerie. Malheureusement, en ce début 2020, plusieurs incidents nous mettent dans le rouge : notre camion, sur lequel nous avons enchaîné de nombreuses réparations, notre système de pompage qui n’est plus compatible avec nos besoins et que nous devons améliorer rapidement et notre chambre froide, dont le compresseur est en rade. Heureusement, la MSA a repoussé son premier appel de charges, ce qui nous a permis de limiter la casse. Mais ça n’empêche pas que nous continuons à nous endetter… Pour surmonter cette mauvaise passe, on comptait surtout sur notre capacité à produire, sur nos nouvelles serres, sur notre expérience qui commence à grandir et aussi sur de nombreuses «petites mains» (stagiaires et wwoofeurs).

Nos plants s’accumulent inexorablement…

Et c’est là que se situe notre deuxième problème : la crise sanitaire nous interdit de recevoir nos stagiaires et nos wwoofeurs. Conclusion : on se retrouve tous seuls, avec une montagne de plants qui s’accumulent. Que faire ? Renoncer à tout planter, se concentrer sur nos Amaps et se préparer à ne retourner sur le marché que toutes les deux semaines, comme en 2018 ? Ce serait tout de même un beau gâchis ! Surtout que la demande en légumes locaux de qualité n’a jamais été aussi forte. Alors, on franchit le pas et on s’apprête à embaucher un saisonnier pour nous épauler. Problème : où trouver son salaire ? C’est là qu’on fera plaisir aux lecteurs de ce blog, qui le réclament depuis un certain temps : nous allons lancer très prochainement une cagnotte en ligne ! On vous préviendra sur ce blog, par mail et sur les réseaux sociaux quand tout sera prêt. On aura besoin de vous pour relayer au maximum cette campagne.

Mais qui sera donc le ou la saisonnier(ère) qui aura la chance de venir se déconfiner chez nous ? Vous le saurez dans notre prochain article. Sachez simplement qu’il nous a suffit d’envoyer un mail à nos anciens stagiaires et nos anciens wwoofeurs pour obtenir une réponse positive. Les paris sont ouverts !

Semis de pois mangetout, façon Sandrine

Pour ce qui est de l’avancement de nos cultures, on va faire bref et vous renvoyer à la galerie de photos : on a planté notre première série de tomates, nos haricots à rame, une série de betteraves, une série de salades et quelques blettes. Ah ! J’oubliais ! Sandrine a héroïquement semé 12 mètres de pois mangetout. Bon, vu le rendement de ce genre de culture, ce sera plutôt de la consommation familiale. Qu’on partagera avec nos wwoofeurs du moment. Si le confinement est terminé, bien entendu…

À très bientôt !

Nous aussi, on en parle…

La pluie serait-elle aussi confinée ?

Pardon, pardon ! Je sais qu’on vous a saturés d’informations à ce sujet et que tous les médias ne parlent que de ça en boucle. N’empêche, nous aussi on a besoin de s’exprimer sur le sujet, par qu’il nous préoccupe peut-être bien plus qu’on ne le voudrait. Ne tournons pas autour du pot et lâchons les grands mots : la sécheresse est de retour ! Je vous vois faire la moue devant votre écran ; vous pensiez qu’on parlerait d’autre chose ? Allons, ça viendra, promis. Mais la sécheresse, c’est sérieux, très sérieux ! Depuis le 5 mars, il n’a pas plu aux Grivauds (quelques gouttelettes de temps en temps mais rien de significatif). Et les bulletins météos sont unanimes : personne ne sait prévoir la fin de cette sécheresse ! Aux Grivauds, on voit déjà des fentes de rétractation (les argiles secs se fissurent), un phénomène plutôt typique du mois de juillet… On a déjà plusieurs planches de culture installées en plein champ et leurs besoins en eau ne sont pas satisfaits (épinards, salades, oignons en mottes et carottes en tunnel nantais). Du coup, on installe déjà de l’arrosage un peu partout. Hasard de notre plan de culture, les cultures en question ne sont pas jointives et c’est un gros travail de toutes les irriguer. Avec l’arrivée de la douceur printanière, nos sols vivants sont censés passer par un pic d’activité et finir de dégrader la paille déposée l’année dernière, libérant ainsi de précieuses unités d’azote – c’est comme ça qu’on obtient l’auto-fertilité. Or, la déshydratation superficielle risque de limiter le travail des vers de terre, des limaces, des champignons, etc. Si la pluie ne revient pas rapidement, on devra compenser cette perte de fertilité en épandant du compost ; un comble ! Ce qui nous préoccupe surtout dans cet épisode météorologique, c’est qu’il nous rappelle de mauvais souvenirs… Des souvenirs pas si anciens que ça… Une façon de nous rappeler que ça n’est pas parce qu’on ne parle plus du réchauffement climatique qu’il ne poursuit pas sa funeste besogne. C’est dit !

Des gelées printanières bien plus fortes que les gelées hivernales !

Histoire de compliquer un peu le tableau, la clarté du ciel et le vent d’est nous ont apporté des gelées systématiques pendant deux longues semaines. Tous les soirs, on cache les cultures qui craignent le gel (dont les courgettes) ainsi que les plants de légumes d’été (tomates, aubergines, haricots, poivrons, etc.). Et tous les matins, on décache les cultures qui ont besoin de «respirer» et de prendre beaucoup de lumière. Malgré notre discipline d’enfer, nos courgettes sont mal en point. Pas à cause de la gelée, non ! Mais plus vraisemblablement à cause d’un champignon du collet ou des racines (diagnostique difficile à établir) qui a profité du stress de nos plantes pour leur sauter dessus. Maintenant que les gelées sont terminées, on espère que le réchauffement du sol permette aux courgettes de décoller. Pour information, en début de semaine, la température du sol était descendue à 10°C au pied des courgettes, pourtant plantées sous une bâche noire ! Autre phénomène inattendu, nos petits pois se sont courbés ! Comme ils n’ont pas connu de gelées pendant l’hiver, ils ont poussé très vite et leurs tiges n’étaient pas endurcies. Pas de casse, a priori, mais il va falloir tout redresser et tirer un fil pour ramener les rangs sur le filet à ramer.

On est censés avoir planté tout ça avant la mi-mai…

On râle, on râle, mais apprendre à faire face à une météo agressive, on sait bien que ça va devenir le défi nº1 de notre profession dans les années à venir. Finalement, on s’en accommode pas si mal que ça aux Grivauds et on arrive déjà à produire pas mal de légumes malgré ça. Bon. Par contre, la crise du Covid-19, ça, on ne pouvait pas prévoir ! Ah, je vous avais bien dit que j’y viendrais ! Alors ? Quel impact après 3 semaines de confinement ? La principale conséquence pour nous, c’est qu’on se retrouve sans stagiaire et sans wwoofeur pour une durée inconnue. Nous sommes en pleine période d’installation des légumes d’été et nous savons déjà que nous ne serons pas capables de tout planter dans les temps. Chez nous, c’est toujours la mise en place d’une nouvelle culture qui prend le plus de temps : on nettoie la planche de ses vivaces (potentilles, renoncules, pissenlits, etc.), on paille et on plante à travers la paille. Ça nous demande bien plus de temps que si nous étions en sol travaillé ! Certes, on gagne du temps en pleine saison, parce qu’on désherbe finalement très peu. Pour vous donner un ordre de grandeur, cette semaine, on a implanté 30 m d’échalotes (paillées dans la foulée), 44 m de pommes de terre (paillées aussi), 12 m de persil et 23 m de courgettes (sur toile de chanvre). À quoi on ajoute 25 m de paille prête pour recevoir des salades en plein champ. On est le 5 avril et on n’a toujours pas planté une tomate… Finalement, on est revenus à la situation de 2018, où on avait passé une bonne partie du printemps tous seuls. Sauf, que cette année-là, nos premiers paniers d’Amap ont été durs à remplir et qu’on n’a pas pu aller sur le marché de Vichy avant fin juin – et encore, seulement toutes les deux semaines. Perspective peu réjouissante, surtout qu’on sait que les maraîchers font une grosse partie de leur chiffre d’affaire avec du légume d’été…

Mathilde à la rescousse pour le paillage des pommes de terre

En dehors de ça, on s’en tire plutôt bien ! On n’est pas malades, on a nos proches auprès de nous, on peut produire et on peut vendre. Sandrine et Mathilde viennent filer un coup de main de temps en temps et ça nous fait du bien ! Pour le moment, on vend sans problème nos légumes à Pierrefitte et on est bien contents de cette situation. On se doute qu’après le confinement – en été notamment – on risque d’avoir du mal à écouler nos légumes sur un si petit marché. D’autant plus que les gens ont des jardins ici et que beaucoup de monde fait ses tomates. Tant pis ! L’expérience aura été intéressante ; et même plaisante, disons-le !

À la semaine prochaine !

L’incroyable interdiction

Aux Grivauds, en préparation de la future interdiction de tondre les pelouses, on a laissé la tondeuse au placard.

L’actualité est devenue folle, tout va trop vite, on tombe de Charybde en Scylla ! Le confinement se renforce et s’allonge, les hôpitaux saturent, les marchés sont interdits (mais pas celui de Pierrefitte, ouf!), on dézingue le code du travail à tout va sous prétexte que c’est l’état d’urgence et on nous somme d’aller rejoindre la «Grande Armée de l’Agriculture». Période propice à jeter des idées dans tous les sens, comme on sèmerait autant de graines, si bien que notre premier ministre s’exclame : «nos compatriotes occupent leur temps comme ils peuvent : certains ont déjà tondu cinq fois leur gazon et taillé quatorze fois leurs haies» (propos recueillis par Mediaporte). Rebondissant sur cette saillie humoristique, certains de nos parlementaires ont fait le lien entre nos crises actuelles (pandémies, réchauffement climatique, pollution de l’air) et la baisse inexorable de la biodiversité dans le monde (lire à ce propos l’excellent article du Monde Diplomatique qui résume bien la situation). Et voilà que le bruit court qu’on nous prépare ni plus ni moins qu’une interdiction de tondre les pelouses et de tailler les haies dans les jardins ! L’interdiction porterait sur les mois de mars à octobre (inclus) au motif que ces espaces pourraient constituer de formidables réserves de biodiversité si on voulait bien les laisser un peu tranquilles.

Premières floraisons de graminées : le vulpin des prés.

Une pelouse non tondue, ça se transforme naturellement en prairie. Les graminées fleurissent et donnent des graines. Si l’expérience est renouvelée d’année en année, la flore se diversifie : trèfle, vesce, pissenlit et rumex s’installent, accompagnés d’un certain nombre de plantes annuelles (véroniques, lamiers, gaillets, carottes sauvages, etc.). Les grosses graines d’astéracées (chardons, centaurées, pissenlits, etc.) feront la joie des oiseaux granivores, dont le magnifique Chardonneret Élégant, si beau que Jacques Séguéla aurait déclaré un jour : «Si t’as pas vu un Chardonneret avant 50 ans, t’as raté ta vie». Au fur et à mesure que la prairie prend de la hauteur, elle est colonisée par une multitude d’insectes, rampants ou ailés (dont la grand sauterelle verte, quasiment disparue de nos campagnes), qui à leur tour viendront nourrir des prédateurs insectivores (dont l’impressionnante Mante Religieuse). Les tiges hautes servent de support aux toiles d’araignées, qui piégeront les moustiques et les moucherons à votre place. L’abondance de fleurs permet aux abeilles, bourdons, syrphes et papillons de trouver une nourriture abondante, variée et de qualité. Deux autres intérêts à ne pas tondre sa pelouse. 1) On économise de l’essence – on rappelle à ce sujet que le coronavirus n’a pas abrogé le réchauffement climatique. 2) On réduit la pollution sonore et on entend mieux les oiseaux chanter. Pendant l’hiver, pour restituer la matière morte au sol (ce que Marcel B. Bouché appelle la «phoromasse»), on broie la prairie. Au printemps, tout redémarre à nouveau. Pour ce qui est des haies, le sujet est si riche qu’un petit paragraphe n’y suffirait pas. Le lecteur curieux passera commande auprès de Fabrice d’un article de fond sur ce thème pour le prochain hiver.

Concernant l’interdiction sus-mentionnée, il est permis de penser que la rumeur se fait surtout entendre aux Grivauds, certes. N’empêche, la prochaine fois que vous verrez votre gazon pousser, dites-vous qu’il suffirait de bien peu pour qu’il serve enfin à quelque chose écologiquement parlant. Il suffirait d’un peu de lâcher prise, tout simplement. C’est dit !

Semis de fèves en poquet, avec Nicolas et Sandrine

On vous détaillera plus avant en quoi le confinement nous impacte dans le prochain article. Pour l’instant, contentons-nous de donner quelques nouvelles du jardin. Les oignons sont plantés ! Bulbilles et mottes sont en terre et paillés. Demandez à Nicolas, notre wwoofeur ce qu’il a pensé de ce chantier, je suis sûr qu’il vous dira un truc du genre : «titanesque». Les échalotes restent à planter par contre… Grace à Sandrine qui est venue deux fois au jardin, les petits pois et les fèves sont semés. Côté météo, il a gelé tous les matins mais les dégâts sont limités. Vous constaterez en regardant la galerie qu’on a trouvé un deuxième usage à nos cloches à scaroles ! La fin de la semaine a été consacrée à des récoltes pour le petit marché de Pierrefitte. Ce samedi, on a passé la barre symbolique des 50 clients, ce qui est très encourageant pour une petite commune comme la nôtre ! On apprécie d’être aussi proches de la ferme : les caisses de blettes sont vides ? Hop, j’en ramène une nouvelle série toute fraîche ! Impossible de procéder ainsi à Vichy…

Le wwoofing de Nicolas se termine et il se prépare à retourner à Paris. On lui souhaite un bon retour et on espère qu’il a apprécié d’avoir passer deux semaines de confinement au grand air ! De notre côté, on sait qu’on lui doit énormément ; notamment un intense coaching de nos poules pour qu’elles donnent plus d’œufs ! En tout cas, on vous reparlera de lui : rendez-vous est pris pour qu’il repasse au jardin en juillet ! Ça nous laisse du temps pour tondre nos pelouses et tailler nos haies.

À la semaine prochaine !

Rebondir

Vichy est inaccessible ? Et si on vendait nos légumes à Pierrefitte ?

Début de semaine difficile : il pleut des mauvaises nouvelles ! On fait une croix sur notre camion : notre garagiste ne reçoit plus de nouvelles pièces. On fait aussi une croix sur nos stagiaires et nos prochains wwoofeurs. Se pose la question de l’organisation de nos dernières Amaps. À Bourbon-Lancy, ce sont les conditions sanitaires trop complexes à mettre en œuvre qui nous obligent à y renoncer. À Dompierre, on y croit jusqu’à la veille et puis finalement, ça discorde en interne et la distribution n’a pas lieu. Ces annulations nous interrogent réellement : on prive nos clients de leurs légumes, les obligeant ainsi à aller les acheter dans des grandes surfaces où le risque de contamination est bien plus fort. Absurde. Si ça n’avaient pas été les dernières distributions de la saison, on se serait battu un peu plus. Du coup, on se retrouve avec pas mal de légumes sur les bras et on n’a plus la possibilité de les emmener loin (bye bye Vichy). Que faire ? Vente à la ferme ? Malheureusement, notre réseau de vente à la ferme n’est pas suffisant pour écouler autant d’épinards, de mâches et de salades. Rapidement, la seule solution raisonnable s’impose à nous : il faut organiser un mini-marché à Pierrefitte. Quelques coups de fil au Maire de Pierrefitte et au gérant de la supérette «Épicerie du Paradis» et on arrive à un accord : nous pouvons tenir un stand devant la supérette, à condition de respecter les règles sanitaires en vigueur.

Fabrice explique à Mi-Roux qu’avec un peu de chance, on pourrait avoir des courgettes début mai.

En dehors de ces vicissitudes, nos journées ressemblent à celles d’un mois de mars comme un autre : on plante des oignons, on sème, on repique, on désherbe. La routine quoi. Encore que… pas tout à fait ! Par exemple, nous avons planté une première série de courgettes avec une bonne semaine d’avance par rapport aux années précédentes. Le début de printemps très doux nous pousse à la témérité. Bon, dans la foulée, on découvre qu’on va devoir affronter 5 jours de gel la semaine prochaine, avec un pic à -8°C mercredi. On ne s’attend clairement pas à ce que tous les plants survivent ! On notera au passage qu’encore une fois, on enregistre nos températures les plus basses de l’année au printemps, et pas en hiver. Allez comprendre.

Nicolas, wwoofeur et planteur d’oignons.

Autre originalité du moment, figurez-vous qu’on a été épaulés toute la semaine par Nicolas, un wwoofeur parisien venu du monde de la finance. Comble du pire, il a travaillé pour le Crédit Agricole. Nous, au départ, on l’avait accepté en se disant qu’on pourrait se venger sur lui de tous les maux écologiques causés par la finance, la mondialisation, les traders, les banquiers, etc. Par exemple, en l’envoyant désherber de la potentille pendant de longues heures en le fouettant avec des chardons et des orties. Mais finalement, on l’a trouvé sympa et on a eu la flemme de cueillir des orties, alors on a laissé tomber. On a bien fait de ne pas trop le maltraiter : sans lui, on n’aurait pas autant avancé dans nos oignons ! Et puis, il nous a filé un sacré coup de main dans la préparation de notre petit marché du samedi matin ! Merci Nicolas !

Consignes sanitaires strictes : 1 m de distance entre les clients, les clients ne touchent pas les produits et on se lave les mains avant chaque vente.

Parlons-en d’ailleurs de ce marché. Car il a bel et bien eu lieu, sans aucun accro. Pour nous, c’est aussi l’opportunité de participer à la limitation des déplacements, en proposant des légumes au plus près de la ferme. Coup double : non seulement, ça limite les chances de propagation du virus, mais en plus ça lutte contre le réchauffement climatique. On a effectué une communication un peu à minima : une annonce à nos clients de vente à la ferme, une annonce sur Facebook et une affiche à la supérette. Résultat : une quarantaine de clients et des caisses qui se vident très rapidement. Les gens repartent avec un sourire et de beaux légumes qui vont les aider à rester en bonne santé. Simple, non ? Du coup, on remet ça samedi prochain, même heure, même lieu. Qu’on se le dise !

À la semaine prochaine !

Gardons notre calme !

Nous, on a plus peur de cet animal que du COVID-19

Mercredi, La Montagne titre en une «Gardons notre calme !». Nous, c’est exactement ce qu’on se dit tous les jours lorsqu’on voit Mi-Roux marcher dans les caisses de plants ou s’allonger sur les oignons fraîchement repiqués. C’est ce qu’on a essayé de se dire aussi mercredi soir quand la boite de vitesse de notre vieux camion rouge a rendu l’âme… Ah mais non, dans le journal, ils font référence au Coronavirus, pardon ! Ce sont les mêmes qui appellent à garder notre sang-froid alors que ça fait des jours que toutes leurs unes font monter la mayonnaise. Marrant d’ailleurs comment on a l’inquiétude sélective. Un virus ressemblant à une méchante grippe suffit à coller tout le monde en état d’alerte et de grosses mesures de précaution sont prises. Par contre, le réchauffement climatique, ça va ! Depuis le 5 mars, la France vit à «découvert climatique», c’est-à-dire qu’elle a déjà émis plus de CO2 en 9 semaines qu’elle ne devrait le faire en un an si elle voulait respecter ses objectifs de neutralité carbone. À mon humble avis, il est bien plus probable de vivre de longues canicules/sécheresses/incendies dans les années à venir que d’attraper le Coronavirus. Mais pendant ce temps-là, les camions continuent à sillonner la France et les avions décollent (il paraît même que certains volent à vide). Cherchez pas, c’est compliqué. Comble du comble, on nous prive de nos rares sorties : le concert de la fanfare et de la chorale est annulé. Il va falloir donc arrêter de vivre pour survivre…

C’est dommage que La Montagne ait titré sur l’épidémie ce jour-là, parce qu’ils avaient tout de même du contenu intéressant en pages 2 et 3 : un bel article sur l’agriculture de conservation dans l’Allier ! Avec un carabe en photo ! Et des gens qui vous expliquent que c’est une bonne idée de «laisser le sol tranquille», que ça leur permet de diminuer leur bilan carbone et de réduire leur consommation de produits phyto. On nous explique même qu’un ravageur comme la méligèthe (parasite du colza) peut aussi être un auxiliaire pollinisateur. Bigre ! Des insectes qui seraient tantôt méchants tantôt sympas, ça existe donc ? Un peu plus et on serait capable de nous dire du bien des limaces… Bon d’accord, l’agriculture de conservation utilise aussi pas mal de glyphosate. Dans ses conférences, François Mulet (un des pionniers du MSV en France) aime bien demander à l’assistance : «qu’est-ce qui pollue le plus ? Un coup de glypho ou un coup de charrue ?» Cherchez pas, c’est compliqué (bis).

Plantation de choux-fleurs avec Cécile et Denis

Bon, nous, on a tranché : ce sera ni l’un ni l’autre. Mais des fois, ça s’enherbe un peu, même malgré la paille. Alors, on intervient, soit manuellement, soit par occultation (on met une bâche sur le sol). Impossible sur une grande culture de procéder ainsi, c’est pour cela que vous ne trouverez quasiment aucun paysan qui soit à la fois en agriculture de conservation et en bio… Ça viendra peut-être plus tard, souhaitons-le. Revenons à nos cultures. Dans notre champ, les planches occultées en 2018 sont encore plutôt propres. On en nettoie une rapidement (un peu de renoncule, un peu de carex, un peu de pissenlit), on la paille et hop ! c’est prêt pour notre première plantation de plein champ de l’année ! À la manœuvre, nos deux premiers wwoofeurs de la saison : Denis et Cécile. Tous les deux sont en démarche d’installation et se forment en attendant le grand saut. Solides jardiniers, ils ont déjà beaucoup de connaissances et on échange autour de nombreux sujets. Mine de rien, on a planté pas mal de choses ensemble : des fenouils, des brocolis, des choux-fleurs, des choux-rouges, des salades et des épinards. Ils ont goûté aux joies du paillage en plein champ, sans sourciller – on sent qu’on a affaire à des sportifs. Les pignons des serres 6 et 7 sont montés, les derniers radis sous serre sont semés, les rhubarbes sont plantées ; bref, une semaine bien productive, encore une fois !

À la semaine prochaine !

L’intersaison maraîchère, c’est quoi ?

Plants de fenouils, blettes, brocolis, choux-fleurs et choux-rouges, à installer en serre la semaine prochaine.

Dans le grand royaume des légumes, il y a des stars incontestées et ce sont en général des légumes d’été. Les tomates, par exemple. Tiens, c’est un bon exemple ça, la tomate. On les plante en avril, elles donnent de fin juin à fin octobre (en gros). Sept mois pendant lesquels un tiers de notre surface sous serre est occupé par des tomates. D’autre part, à partir de la fin mars (toujours approximativement, hein), les stocks de légumes d’hiver (navets, betteraves, carottes, céleris-raves, radis, etc.) s’épuisent et les cultures d’hiver (choux, poireaux, épinards, mâches) tirent la langue (plus précisément, elles préparent leurs floraisons). Entre ces deux évènements, de fin mars à fin-juin, il y a une période un peu maigre chez les maraîchers, qu’on appelle l’intersaison. À ce moment-là, le maraîcher vend ses derniers épinards et fait des tartes avec ses premières orties. Produire des légumes en intersaison, c’est délicat. Sous serre, la place coûte chère et c’est difficile d’enchaîner une culture de printemps (par exemple un chou pointu) avec une culture d’été (par exemple une aubergine) : il y aurait une superposition qui porterait préjudice à la précocité de la culture d’été. En plein champ, il fait encore trop froid pour espérer planter quoi que ce soit avant la fin du mois (en dehors des oignons). Aux Grivauds, on a décidé d’améliorer notre intersaison en implantant deux nouvelles serres. Il y aura désormais trois serres (les serres nº5, 6 et 7) qui seront spécialement dédiées à ce type de culture. On les a placées en plein milieu de notre grand champ pour qu’elles prennent beaucoup de lumière au printemps. Qu’y trouvera-t-on ? Des salades, évidemment. Des carottes, évidemment. Les courgettes précoces (celles qu’on espère pour la mi-mai). Des navets nouveaux, quelques choux chinois, quelques fenouils. Et surtout, on espère réussir une série de brocolis et de choux-fleurs. Dans nos autres serres, concernant spécifiquement l’intersaison, il y a déjà plusieurs cultures en place : des radis en serre 2, des oignons nouveaux (serres 1 et 4), des choux pointus et cabus (serre 5) et nos fameux petits pois (serre 4).

Derrière Florin, des petits pois en grande forme !

Alors ? Sommes-nous prêts pour attaquer sereinement ce moment délicat ? La réponse, c’est qu’on est plus à l’heure que les années précédentes mais que ce sera sans doute encore mieux les années suivantes (quand on n’aura plus besoin de monter de nouvelles serres à la sortie de l’hiver ou d’éliminer les potentilles de nos planches avant chaque plantation). N’ayons pas peur de le dire, sans nos stagiaires, on n’en serait pas là ! À tour de rôle, Lucie, Clément et Lili nous ont accompagnés en cette fin d’hiver et ont mis un coup d’accélérateur à nos différents chantiers (installation des serres, semis, plantations, désherbage, récoltes). Il y a un autre facteur qui nous aide : la douceur de l’hiver, qui permet à nos cultures de printemps de démarrer sur les chapeaux de roue !

La semaine prochaine, nos premiers wwoofeurs de la saison débarquent aux Grivauds. En attendant que les températures soient suffisamment clémentes, on leur épargne la caravane et on leur a préparé une petite chambre dans la maison. Normalement, leur venue coïncidera avec les premières grosses plantations de l’année : les oignons et les échalotes. À voir si la météo nous permettra de suivre notre planning… Sur ce suspens insoutenable, je vous dis :

À la semaine prochaine !