Les navets, c’est parti !

Plantation de navets avec Elsa et Guillaume. Ils me montrent qu’on peut même creuser deux pré-trous en même temps, avec un plantoir dans chaque main. On n’arrête pas le progrès !

C’est en août qu’on met la dernière touche à notre plein champ. Les dernières plantations, les derniers désherbages, les derniers semis. Passé le 15 août, normalement, on se concentre plutôt sur la remise en état des serres d’intersaison pour l’automne. Par contre, ça n’est pas parce que ce sont les derniers gestes maraîchers dans le champ qu’il faut les négliger. Et on ne hausse surtout pas les épaules en se disant «bon, les navets, ils attendront». Parce que les navets, eh bien, c’est bon, et, euh, ben, c’est facile à faire, alors, hein, faudrait pas s’en priver, hein. Et en plus, ben, c’est bon. En tout cas, moi, j’aime ça, alors voilà. Surtout braisés. Passons.

Cécile et Elsa installent de l’irrigation au dessus des plantations de navets. Eh oui, il fait enfin beau !

Cette semaine, malgré d’intenses récoltes de tomates, on a donc planté et semé des navets (et des radis d’hiver). Mais le plus remarquable, ça a surtout été la célérité de l’exécution de ces chantiers. À ce sujet, hommage soit rendu à nos petites mains de la semaine : Cécile, Elsa et Guillaume. Cécile, si vous ne la connaissez pas, c’est que vous ne lisez pas assez souvent nos articles. Et ça, c’est mal. Elsa et Guillaume, ce sont deux wwoofeurs pas vraiment débutants. Ils ont fait l’acquisition d’un terrain en Saône et Loire où ils ont le projet de faire pousser des légumes. De futurs collègues en somme. Alors, nous, on se met en mode «maîtres de stage» et eux nous font l’honneur de nous accompagner dans nos tâches toute la journée longue. Moralité, au bout de deux semaines, ils sont autonomes sur de nombreuses tâches, s’occupent presque entièrement de toute la re-fertilisation des plants de tomates et plantent des navets à la chaîne sous une chaleur terrifiante. Une dernière fois, nous aimerions les remercier du fond du cœur pour leur incroyable investissement au sein des Grivauds. Cette année encore, nous avons conscience de la chance que nous avons avec nos stagiaires et nos wwoofeurs. Sans ces «petites mains», nous serions obligés de travailler bien plus, de nous mécaniser plus, de renoncer à certains désherbages. D’évidence, on leur doit une bonne maîtrise de notre planning de travaux agricoles et une grosse réduction de notre stress quotidien. Bon, d’accord, on ne tire pas encore de salaires de notre activité, mais, au moins, on se marre tous les jours dans nos champs. Alors, hein, voilà.

À la semaine prochaine !

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