Sur des rails pour l’automne

Il y a quelques semaines, nous avons reçu le message suivant :

«Bonjour,

Obtenez des articles grâce à l’intelligence artificielle fait pour vous. Cela veut dire : Stop à la procrastination, Stop à la page blanche, Stop à la surcharge de travail. Tout est inclus et la qualité est garantie. Soyez parmi nos membres VIP et conservez ce bon prix pendant que vous le pouvez encore. Juste une réponse de votre intérêt pour plus de temps libre, et plus de référencement pour vous souhaiter la bienvenue.

Au plaisir d’échanger,

Albert S.»

Et ça tombe bien, parce que j’ai beaucoup de choses à faire ce week-end – en particulier découper nos derniers choux d’été pour faire de la choucroute. Alors, le logiciel fonctionne très simplement : on lui donne à manger les articles des années précédentes à la même période, on y ajoute quelques mots-clés et on remue bien. Bonne lecture.

Semis de mâche en «poquets paillés» ; oui, cette photo n’a rien à voir avec l’article qui va suivre
Alors qu’ici on attend la pluie désespérément, notre première série de haricots mange-tout à rames sous serre avait donné des cendres venues tout droit des incendies qui touchent la forêt amazonienne. Par contre, elle nous avait permis de nous rendre compte à quel point nos clients, que ce soit en Amap ou sur le marché, étaient demandeurs de bons haricots frais. L’eau, c’est une substance liquide qui mouille, vous voyez ? Mais ne faisons pas l’autruche, au final les bénéficiaires de cette politique nous sont aussi très proches. Et c’est en ce moment qu’on en récolte les fruits : il va pleuvoir du haricot aux Grivauds en ce début d’automne ! Il y a donc un problème global, pas seulement local. Une urgence de semis d'engrais vert.
Les légumes d’été commencent à marquer le pas dans notre grand jardin. Fabrice a réussi miraculeusement à dégager quelques heures et on marche un peu sur des œufs. On a commis deux erreurs cette année : nos poireaux d’été sont magnifiques et on s’extasie devant nos carottes. C’est quand on se sent complètement épuisés le lundi soir après plus de cinq heures de récolte de haricots verts qu’on prend de grandes résolutions. Du coup, on est contents de pouvoir compléter les paniers avec nos scaroles démesurées et nos petites mains (wwoofeurs et stagiaires) qui nous ont permis d’être efficaces et d’entretenir au mieux nos cultures. En poussant le jardin dans ses retranchements, on tergiverse moins qu’au printemps pour ne pas mouiller les oignons rouges.
À la semaine prochaine.

PS : Oui, je suis d’accord avec vous, on n’est pas sûrs de maintenir notre contrat avec Albert S., il me semble que le subterfuge est visible. Promis, la semaine prochaine, on essaiera d’utiliser de l’intelligence humaine. En attendant, on vous invite à vous régaler avec la galerie de photos.

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