Ce que nous devons à nos wwoofeurs et stagiaires de la saison

Louise et Camille, nos deux dernières wwoofeuses de la saison, à la récolte des tomates

Sur l’ensemble de la saison, de mars jusqu’à cette semaine, nous avons accueilli des wwoofeurs et des stagiaires sur notre ferme. Nous avions fait le point l’année dernière sur les «petites mains» de l’été et nous en tirions un bilan très positif. Un an plus tard, prenons le temps de faire un nouveau bilan. D’abord, quantitativement, le nombre de personnes ayant participé à nos activités a nettement augmenté : 18 wwoofeurs (Camille, Aymeric, Maxime, Marianne, Gaël, Laura, Adeline, Bénédicte, Charlotte, Ellen, Louis, Louise, Jérémy, Léa, Chloe, Sophie, Louise et Camille) et 6 stagiaires (Laurence, Gildas, Pauline, Ridha, Robin et David) contre 10 wwoofeurs et 2 stagiaires l’an passé. Il faut dire que la saison a commencé beaucoup plus tôt (fin mars, contre fin mai l’an passé) et que nous avons reçu un gros coup de pouce de la part de Wwoof France qui nous a placé en Une de leur site à deux reprises. Chez nous, les wwoofeurs restent en moyenne deux semaines et on se réserve environ une semaine par mois sans wwoofeur. On s’autorise ponctuellement à cumuler deux wwoofeurs, ou bien un wwoofeur et un stagiaire. On aime passer beaucoup de temps avec nos visiteurs, adapter les activités et les discussions à leurs besoins/envies et leur offrir un emploi du temps le plus souple possible (pour respecter les besoins de grasse mat’/siestes/promenades). C’est pourquoi nous avons refusé autant de monde cet été. On veut pas devenir une usine à stagiaires/wwoofeurs et permettre que la rencontre entre eux, nous et le jardin, ait lieu dans les meilleures conditions possibles. Qu’est-ce qui attirent les wwoofeurs chez nous ? Il y a nos techniques MSV (plusieurs ont postulé chez nous spécifiquement pour cette raison), notre absence de mécanisation (qui permet de reproduire dans un jardin facilement ce qu’on fait ici à plus grande échelle) et enfin le site lui-même et son impressionnante biodiversité.

Et nous ? Qu’est-ce qu’on retire de cet accueil ? Le coup de main apporté par tout ce petit monde est considérable, reconnaissons-le ! On arrive à être beaucoup plus à l’heure sur les implantations grâce à eux. Nos cultures sont moins enherbées. C’est aussi parce que nos paillages sont plus rapides que nous avons décidé de ne plus rentrer avec le tracteur dans la parcelle cultivée, réduisant ainsi un peu plus notre mécanisation. Ensuite, il y a la transmission de savoirs et pratiques qui fait clairement partie de nos objectifs (faire exemple et inspirer). Enfin, il y a le «décloisonnement». Je m’explique : la charge de travail (notamment en été) nous contraint à sortir très peu de notre lieu de travail ; nos wwoofeurs apportent avec eux un peu de la rumeur du reste du monde… D’ailleurs, cette année, nous avons reçu quelques étrangers et nous avons pu entendre un peu parler anglais et allemand chez nous, ce qui est déjà un petit dépaysement. Bon, bien sûr, il arrive que le travail d’encadrement soit tel qu’on ne puisse pas vraiment quantifier le gain de temps au final, mais c’est finalement assez rare. Disons que les bonnes surprises ont été bien plus nombreuses que les mauvaises. Certains d’entre eux nous ont aussi un peu forcé à réfléchir à notre pratique et nous ont suggéré des améliorations. D’autres nous ont raconté comment ça se passait ailleurs et ça suffisait souvent à nous rassurer sur les difficultés que nous rencontrions. Comme l’année dernière, nous restons désireux d’aboutir à la création d’un poste de saisonnier à plus ou moins moyen terme. C’est sûr que les conditions climatiques (notamment la grêle de début juillet) et leurs conséquences de cette année nous rendent frileux pour le moment… En attendant, on dit à nos petites mains de l’année merci, merci et encore merci !

Bon, c’est moins que l’année dernière mais on a un peu de courges tout de même !

Tiens, à propos de la grêle, quel a été son impact sur la culture de courges finalement ? La récolte a eu lieu lundi et on a méticuleusement compté. Au final, on a une quantité raisonnable de potimarrons et de Carat (petites courges musquées). Par contre, ça n’est pas brillant dans les butternuts et dans les sucrines. On estime avoir récolté environ 500 kg (il en reste un peu dans le champ qu’on ira chercher fin octobre), soit moins de la moitié par rapport à l’an passé. Ne nous lamentons pas trop : on a eu peur à un moment de ne rien avoir du tout ! Pour rappel, la grêle avait cassé toutes les feuilles des plantes, impacté tous les premiers fruits et sectionné quelques tiges. On est passé à côté de la catastrophe.

Dans la même semaine, on a planté notre première série d’épinards. À la manœuvre, il y a Camille et Louise, nos deux wwoofeuses du moment. Camille fait des études pour devenir sage-femme et prend une année sabbatique avant de se lancer dans le grand bain. Louise est diplômée en FLE (Français Langues Étrangères) et fait une pause après avoir exercé en Sicile. Très efficaces dans les cultures, elles sont en plus bonnes cuisinières, ce qui ne gâte rien ! Courge rôtie, sauté de blettes, fondant au chocolat, pas de repos pour les papilles aux Grivauds !

À la semaine prochaine !

2 réponses sur “Ce que nous devons à nos wwoofeurs et stagiaires de la saison”

  1. Des courges ! Des courges ! Des courges ! C’est l’automne, c’est certain.
    La preuve, Mi-Roux a fait ses réserves pour l’hiver ; il fait plutôt 6 kgs, d’ailleurs 😂😂😂

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