Le pari de l’année

Des cultures en bord de butte et des tomates greffées en rang central ; une expérimentation en cours aux Grivauds ! (Cliquer pour agrandir)

Il y a une expérimentation en cours aux Grivauds. Une expérimentation qui pourrait changer la donne en terme de densification des cultures. Vous savez déjà que tous nos plants de tomates et d’aubergine sont greffés. L’année dernière, on a pu constater l’étonnante vigueur de ces plantes. La théorie précise qu’il est possible de diminuer la densité des tomates par deux et de les mener sur deux têtes[1]Au lieu d’une seule, comme c’est le cas généralement. Plus précisément, ça consiste à tailler tous les bourgeons axillaires de la tomate (les fameux «gourmands») pour forcer le … Continue reading. Les tomates sont alors plantées sur un seul rang. Au moment de la taille, on conserve le gourmand le plus vigoureux, en plus de la tête principale et on palisse les deux têtes de façon séparée. Le pari que nous faisons cette année est le suivant : est-ce qu’une tomate greffée menée sur deux têtes peut donner autant que deux pieds séparés ? On a donc produit deux fois moins de plants que les années passées. Ce qui fait déjà moins de travail pour entretenir les plants et pour les planter. Mais surtout … ça fait de la place en serre !

Plantation de tomates sur bâche, au milieu des salades (Simon à la manœuvre)

Ben oui, songez-y : on a désormais de la place de part et d’autre des tomates (et des aubergines) pour planter tout un tas de petites choses qui auraient galéré dehors autrement. Des betteraves, des salades, des fenouils, du persil, du basilic. Et plus tard, quand tout ça sera récolté, on pourra même y semer des haricots nains ! Bon, ça demande quand même d’être malins, notamment pour le paillage de la planche. Dans certains cas, on a paillé avant d’implanter les cultures latérales. Dans d’autres cas, on paillera après les avoir récoltées. Les tomates et les aubergines sont plantées sur une petite toile tissée de 50 cm de large, ce qui permettra de calmer les liserons et les chardons sur cette partie de la planche. Deux gouttes à gouttes courent entre les rangs ainsi formés : on a pensé à tout ! Et même à fertiliser un peu plus généreusement que d’habitude : du compost et du fumier. C’est que la planche doit produire autant de tomates que d’habitude et supporter une petite culture annexe en plus.

William et Simon ; stagiaires printemps-été 2022

Ces deux dernières semaines, les implantations ont été très importantes. C’est le début du rush de plantation pour nous. Rush qui se termine en général mi-juillet, lorsque tous les choux sont plantés. Et cette année, on a décidément droit à des petites mains plutôt exceptionnelles[2]Oui, comme tous les ans en fait… ! William et Simon sont deux nouveaux stagiaires que vous aurez l’occasion de voir plusieurs fois dans notre jardin. Tous deux sont à des stades très différents de leurs projets agricoles. William n’en est qu’au début de sa reconversion, alors que Simon a déjà une idée assez précise de ce qu’il veut faire. Avec eux, on parle beaucoup technique, mais aussi un peu cuisine. L’occasion de se souvenir pourquoi on s’acharne à faire pousser tous ces légumes : pour les manger, tout simplement. On les remercie bien chaleureusement tous les deux, en attendant de les retrouver à la saison chaude.

À la semaine prochaine !

References

References
1 Au lieu d’une seule, comme c’est le cas généralement. Plus précisément, ça consiste à tailler tous les bourgeons axillaires de la tomate (les fameux «gourmands») pour forcer le pied à monter le plus haut possible.
2 Oui, comme tous les ans en fait…

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