Légumes d’été : on fait le point

Elles sont mûres quand ces tomates ? Fin juin ? Début juillet ? Suspens…

«Alors, c’est quand les tomates ?» J’ai rencontré un jour un maraîcher qui répondait toujours de la même manière à cette question : «vous prenez votre première envie de tomates et vous ajoutez deux mois». Comme quoi, les bons mots, ça fait sourire, mais ça ne renseigne pas toujours. Nous, ce qu’on peut vous dire, c’est qu’on n’a jamais planté les tomates aussi tard (fin avril à mi-mai), mais qu’on n’a jamais eu une saison aussi précoce. Comme quoi, la franchise, ça fait du bien, mais ça peut aussi être source d’ambiguïté.

Vous vous en souvenez, cette année, les tomates sont toutes greffées et conduites sur deux brins. Deux fois moins de pied que l’année dernière. On les a plantées en rang central et on a placé des cultures de part et d’autre. On peut déjà en tirer un premier bilan. D’abord, on a choisi de privilégier un gourmand assez haut, pour assurer une bonne ventilation sous les pieds. Concrètement, on a gardé le gourmand situé sous la première grappe. Ce gourmand prend d’abord le temps d’émettre une série de feuilles avant de produire une grappe de fleurs. Ce qui signifie qu’on a deux fois moins de premières grappes que l’année dernière. Et ça, on ne l’avait pas tellement anticipé… Ça signifie qu’on aura une fin de saison beaucoup plus soutenue que le début de saison. Ensuite, on a pu constater l’impact des cultures adjacentes sur la croissance des tomates. Flanquée de salades ou de persil, la tomate prend nettement le dessus et pousse normalement. Le persil est même un peu stressé et certains pieds présentent déjà des signes de montaison. Entourée de betteraves et de choux chinois, la tomate semble souffrir de la concurrence et la croissance est retardée. Et malheureusement, des betteraves, on en a planté tout plein. Sous les betteraves, le sol est tout sec : on soupçonne une concurrence en eau. En dehors de ça, on est impressionnés par le port de notre série la plus précoce, qui est majestueux. Et par la croissance vertigineuse des tomates cerise. À suivre.

Aubergines en serre 4, entourées de fenouils

Les aubergines sont elles-aussi toutes greffées. Quel que soit le lieu où elles ont été implantées (on en trouve dans trois serres différentes), elles ont démarré avec une vigueur hallucinante. Certaines feuilles sont déjà immenses. Les premières fleurs se sont ouvertes depuis une semaine. L’occasion de nous extasier devant cette alliance insolente de jaune et de violet. Là aussi, il y a deux fois moins de pieds que l’année dernière. Mais, l’année dernière, les pieds non-greffés (qui étaient majoritaires) n’avaient presque pas donnés. Donc, que tout le monde se rassure : ça va partir en moussaka tout ça. Les poivrons sont bien plus vigoureux que l’année dernière, sans être éclatants pour autant. On a en plantés un peu plus : on a vraiment envie de pouvoir en mettre régulièrement à l’Amap. Pour le moment, il reste un épineux problème : où trouverons-nous le temps d’aller les désherber ? Beaucoup de blé pousse sur ces deux planches… Les concombres sont plutôt beaux. Il y a 9 pieds greffés. Pour le moment, on ne les trouve pas plus vigoureux que les autres. À voir s’ils ont une meilleure longévité. Les courgettes se portent joliment, en serre comme en extérieur. On a déjà pu en vendre pas mal, à l’Amap et sur le marché. Les haricots grimpants, c’est plus compliqué : la planche est plus irrégulière et on a déjà des attaques d’acariens. Quant aux semis de haricots nains en plein champ, reconnaissons-le, on a du retard…

Là, normalement, c’est le moment où je vous fais un topo sur les petites mains de la semaine. Mais, William, stagiaire de retour au jardin, a choisi de se présenter lui-même à travers une petite danse :

À la semaine prochaine !

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