Fleurs de cardamine

Ample florale de cardamine

Cette semaine, les premières floraisons printanières font leur apparition aux Grivauds. Il y a bien sûr les plantes qui profitent de la douceur de nos serres pour accélérer leur développement (comme les pissenlits ou les mourons) et puis il y a celles pour qui c’est l’heure de toute façon. Sur les bords de route qui longent les sous-bois, les perce-neige sont déjà bien visibles. En prenant la peine de se pencher sur les chemins enherbés autour de nos serres, on distingue de minuscules fleurs violacées rayées d’un bleu plus soutenu : la véronique commune (veronica persica). Quelques lamiers pourpres lancent aussi une première floraison. Dans les planches d’épinards (serre nº2), il y a une adventice par laquelle on se laisse attendrir et qu’on ne désherbe (presque) pas : la cardamine hirsute (cardamine hirsuta). Ses petites fleurs blanches, regroupées en grappe, sont typiques des brassicacées avec leurs quatre pétales en croix. Dans la serre nº5, il y a d’autres fleurs de brassicacées mais celles-ci ne sont pas sauvages : c’est une planche de choux chinois, qu’on avait plantés à l’automne dernier pour le mesclun et qui ont monté un peu précocement. Vous retrouverez les photos de toutes ces plantes dans la galerie à la fin de l’article.

 

Puisqu’on vous dit que la nouvelle serre avance !

Bon, me direz-vous, et à part regarder les cardamines fleurir, qu’est-ce que vous avez fait cette semaine ? Plein de belles choses figurez-vous ! On passe sur la récolte d’épinards, où on a du jeter quantité de feuilles atteintes par le mildiou. On passe aussi sur l’avancement de notre chantier «nouvelle serre à plants» ; retenez simplement qu’on a quitté nos champs samedi avec 4 arceaux complètement sur pied ! On passera enfin sur l’arrivée de notre commande de paille déclassée, jeudi. Quatre mois d’attente pour se retrouver avec 24 bottes dans un état douteux, vendues 40% plus cher que l’année dernière. Il est urgent qu’on se mette aux engrais verts, ne serait-ce que pour réduire notre dépendance vis-à-vis de la paille.

Tunnel nantais pour les carottes

On préfère vous parler de notre semis de carottes … en plein champ ! Alors, non, on n’est pas devenus fous, mais on profite que le temps très ensoleillé semble bien vouloir perdurer encore un peu pour hâter la levée sous tunnel nantais. Pour le semis proprement dit, on commence à être rodés. On dé-cache  une planche occultée et on sème directement sur la terre à nue. On recouvre les rangs de terreau et on paille les inter-rangs. Reste ensuite à monter le tunnel et à bien le ficeler pour éviter qu’il ne s’envole à la moindre bourrasque. C’est long mais si ça marche, ça nous fera une grosse planche de carottes pour prendre le relai de celle qui a été semée sous serre à l’automne dernier. Et puis, si jamais la levée prend plus de temps que prévu, pas d’inquiétude : avec notre façon de procéder, on ne craint pas l’enherbement.

Un dernier mot pour vous dire qu’on a repiqué en mottes notre première série de légumes d’été (tomates, poivrons et aubergines). Jusqu’ici tout va bien…

À la semaine prochaine !

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Printemps de février

Plantation des choux en tee-shirt !

Les années se succèdent et ne se ressemblent pas ! Il y a un an, on était dans la grisaille permanente, jusqu’à la fin du printemps. Je me souviens des chemins boueux et de planches de plein champ saturées d’eau en mars, au moment de la plantation des oignons. Cette année, c’est très sec et après un mois de janvier plutôt froid, on a le droit à un février aux allures de printemps ! Il fait 17°C l’après-midi et on travaille en tee-shirt dans les serres à partir de 10h le matin. Cela dit, les gelées matinales, toujours aussi systématiques, sont là pour nous rappeler qu’il est encore un peu tôt pour planter des tomates…

Premier paillage de l’année : 2 planches d’un coup dans la serre nº3 !

En attendant, on plante nos choux de printemps, quelques salades et du chou-rave. Contrairement à l’année passée, on paille nos planches avant la série de printemps. Avec la chaleur, la serre nº3 exhale une belle odeur d’étable. La paille qu’on utilise date de l’année dernière mais elle est encore bien jaune et nos planches brillent sous le soleil !

Planche d’épinards avant l’arrivée du mildiou. Je n’ai pas eu le courage de prendre une photo après…

On était tout fiers de faire nos premières grosses récoltes d’épinards pour les Amap. L’année dernière, les acariens avaient un peu joué les troubles-fête. Cette année, ils sont encore présents mais nos plants semblent mieux s’en accommoder. Compte-tenu de la chaleur, on ouvre nos serres au maximum pour repousser la montaison au plus tard possible. Malheureusement, c’est un autre problème qui risque de gâcher la fête : le mildiou s’est installé dans nos planches ! On croise les doigts pour qu’il nous laisse suffisamment de feuilles saines pour les prochains paniers et on tire la conclusion suivante : que ce soit sur sol vivant ou non, l’épinard c’est difficile !

À la semaine prochaine !

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Graines d’été

Oui, ce sont bien des tomates qui ont germé dans cette terrine !

C’est dans le dégel de ce matin d’hiver, alors que le soleil encore timoré de février peine à faire fondre le givre qui recouvre notre serre à plants, que nous semons nos légumes d’été les plus attendus : aubergines, poivrons et … tomates ! En à peine 5 jours, les graines ont percé la fine couche de vermiculite et nous ont offert nos premiers cotylédons de solanacées de l’année !

Scellement dans le béton des 4 pieds d’angle de la future serre à plants

Au reste, passées deux premières matinées très fraîches, le reste de la semaine a été plutôt doux, nous permettant même, par moments, de travailler dehors sans nos lourds manteaux. Et dehors, notre chantier principal de la semaine a été la poursuite du montage de notre nouvelle serre à plants. En particulier, on a commencé à sceller dans du béton les pieds qui porteront les arceaux. On met les bouchées doubles pour réussir à terminer la serre avant que ça ne soit la crise du logement dans la pépinière…

Sandrine vient prêter main forte au semis de petits pois.

Pour terminer la semaine en beauté, on a semé notre première série de petits pois. Cette année, on se limite à seulement deux lignes en serre et on a prévu d’en semer aussi en plein champ, histoire d’étaler un peu plus la production. Et puis, on ne reproduit pas les erreurs de l’année dernière, où on avait semé les petits pois sur les bords de nos planches, rendant tout désherbage impossible entre les filets de palissage… La technique est simple : on ouvre un sillon à la pointe de la serfouette, on dépose les petits pois au fond et on recouvre de compost.

Signe que Fabrice devait déjà être fiévreux en début de semaine : il confond Ramsmouth avec une scarole !

À travailler au grand air toute l’année, on se croyait à l’abri de tout un tas de petites calamités médicales, comme la bonne vieille grippe hivernale. Pas de chance, la Nature est parfois la plus forte et Fabrice finira sa semaine au fond de son lit avec une fièvre de cheval… J’espère que les photos de cette semaine l’aideront à terrasser ce virus mesquin qui l’empêche de profiter de ces belles journées de fin d’hiver ! Du coup, c’est Sandrine qui viendra m’aider à terminer de semer les petits pois. L’occasion pour elle de constater que les poireaux perpétuels qu’elle avait fait hiverner dans notre serre à plants sont toujours vivants !

À la semaine prochaine !

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Les semis, c’est reparti !

Denis sème des oignons

Au cœur de l’hiver, on sème très peu ; quelques salades, un peu de navets et les choux de printemps. Ce qui fait qu’une fois les dernières mâches plantées, on a l’impression que la serre à plants est vide. À partir du moment où les jours se rallongent de manière sensible (en gros, après le 1er février), on commence les premiers semis de printemps. Dans notre cas, c’est avec les oignons qu’on démarre.

Et hop ! 22 caisses d’oignons jaunes et rouges, confortablement installés sur le sol chauffant !

«Ah bon ? Vous semez vos oignons ? Vous ne plantez pas de bulbilles ?» vous entends-je déjà demander. Alors, oui, on plante aussi des bulbilles mais on a décidé d’en semer nous-mêmes une bonne partie (la moitié environ). L’année dernière, on en avait déjà semé quelques plaques par curiosité. On avait entendu dire que les oignons semés se conversaient mieux et on voulait s’en assurer. Conclusion : l’expérience a été très convaincante ! En plus d’une bonne conservation, les oignons semés ne montent pas en fleur au moindre stress. Seul inconvénient : le semis prend du temps. Ça nous a pris une matinée pour semer les 22 caisses de mottes nécessaires pour remplir une butte complète de notre grand champ.

Cette semaine, profitant d’une fenêtre de 4 jours sans gelée nocturne, on en a profité pour remettre la pompe en eau et arroser nos serres. Du coup, on a du retirer les voiles et ça permet de bien se rendre compte de l’avancement de nos différentes planches. On vous montre tout ça dans la galerie de photos ci-dessous…

À la semaine prochaine !

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